Étiquette : PIFFF

Bull de Paul Andrew Williams

Bull de Paul Andrew Williams

Découvert en 2007 avec l’éprouvant London to Brighton, Paul Andrew Williams s’est lentement forgé une carrière discrète mais de bonne facture. Au fil des années, l’auteur a navigué entre différents genres : la comédie horrifique, le home invasion, la romcom ou encore le thriller urbain.L’homme 

The Sadness de Rob Jabbaz

The Sadness de Rob Jabbaz

Projet développé en pleine pandémie, le premier long-métrage de Rob Jabbaz s’inscrit pleinement dans son époque entre virus en pleine mutation et défiance face aux institutions étatiques. Amorçant son récit sur le doux réveil d’un couple, nous prenons le temps de connaître ces individus pendant 

In sound, we live forever de Joshua Giuliano

In sound, we live forever de Joshua Giuliano

Présenté lors de la 9éme édition PIFFF, au sein de la compétition internationale de courts-métrages, In sound, we live forever est le septième projet de Joshua Giuliano. 
Cette nouvelle production tire sa spécificité dans la construction, ou plutôt la reconstitution, des événements en effaçant les personnages de la pellicule. 
L’auteur fait ainsi appel à notre imagination. Nous parcourons le décor et devinons les situations grâce aux objets présents et au sound-design. 
Un parti-pris audacieux habillement utilisé. La justesse dans les mouvements de caméra associés aux effets sonores permette de vivre entièrement les événements. La perception de ces derniers s’en retrouve altérée mais la compréhension dans l’action reste lisible. 
Ce procédé est stimulant. Nous nous laissons embarquer dans ce récit en tentant d’imaginer les protagonistes.
In sound, we live forever Joshua Giuliano Screenshooter pickup rougeDe ce fait, il est regrettable que le dernier tiers reparte sur une trajectoire artistique plus convenue. En effet, il aurait été pertinent de laisser en suspens le récit. L’absence d’individus couplée à une réalisation aérienne apporte un lyrisme morbide du plus bel effet. On pourrait associer la narration aveugle au témoignage de la nature face à la scène de crime à laquelle elle a assisté.

Malheureusement, en concluant d’une façon plus traditionnelle, l’auteur dénature entièrement ces intentions initiales et l’atmosphère qu’il a su installer. 
Le format court offre cette possibilité d’expérimenter sans avoir à construire une structure scénaristique complète voire complexe. Il aurait judicieux d’exploiter simplement cet aspect sachant que le scénario peut s’apparenter à une scène d’un slasher lambda. C’est justement le traitement apporté qui permet d’élever l’ensemble et insuffler une identité qui lui est propre. 
Au final, l’œuvre s’apparente à un soufflé que nous observons gonfler avec délice et finissant par retomber. On en ressort grisé par l’expérience tout en gardant un goût amer en sachant qu’il s’en fallait peu pour être une franche réussite.
The mortuary collection de Ryan Spindell

The mortuary collection de Ryan Spindell

Après avoir réalisé une petite dizaine de courts-métrages en une décennie, Ryan Spindell développe son premier long avec The Mortuary Collection.  L’auteur opte pour un film à sketches. Un choix étonnant puisqu’habituellement ces projets sont affectés à plusieurs metteurs en scène. Pour autant, l’approche est 

I see you d’Adam Randall

I see you d’Adam Randall

Après avoir réalisé IBoy pour le compte de Netflix, Adam Randall poursuit son exploration du genre par le prisme du thriller dans I see you. Ouvrant sur le cheminement aboutissant à la disparition d’un jeune garçon, l’auteur en profite pour installer son univers. Nous découvrons 

PIFFF 2019 : Courts-métrages français

PIFFF 2019 : Courts-métrages français

Mass de Fu Le et Adrien Gontier:

Composé comme un seul plan-séquence, nous assistons à un ballet de douze minutes. La mise en scène est maîtrisée, la caméra est fluide et suit parfaitement les mouvements de la foule. Les auteurs réussissent à varier le rythme, les chorégraphies et à capter notre attention tout en restant dans un lieu unique. 
De même, l’illusion de la masse est intelligemment créée avec peu de figurants. Le scénario est, quant à lui, épuré au maximum. On devine une relation amoureuse et les péripéties liées au quotidien.
L’ensemble est captivant.

Dibbuk de Dayan D. Oualid:

 

L’approche de l’exorcisme par un traitement anti-spectaculaire de cette œuvre a su trouver son public, puisqu’il a reçu l’œil d’or lors de cette édition. Un avis plus détaillé est disponible ici.

400 MPH de Paul-Eugène Dannaud, Julia Chaix, Lorraine Desserre, Alice Lefort, Natacha Pianeti et Quentin Tireloque :

 

La nuit de l’animation de Lille avait déjà mis en lumière divers talents issus de Supinfocom Valenciennes, ce nouveau court-métrage ne fait que confirmer le bien-fondé que l’on peut avoir de cette école.
Le concept reposant sur les tentatives d’un hominidé à franchir une limite de vitesse jugée impossible, il était primordial de véhiculer les sensations propres à cette entreprise.
Les auteurs, conscients de cet enjeu, créent une mise en scène immersive avec une caméra dynamique. De même, la qualité graphique de l’ensemble permet d’offrir des situations réalistes et de pouvoir observer la façon dont les véhicules sont mis à mal.
Cette relecture du mythe d’Icare est donc une franche réussite.

On the other side de Zulma Rouge :

 

D’une très bonne facture technique, l’œuvre aborde un sujet en vogue ces dernières années : l’onirisme dans le soft SF.
L’intrigue est maîtrisée. On se laisse emporter par ce récit scindé en deux parties. On peut cependant regretter que le début soit trop artificiel dans sa construction. La transition entre les deux segments se retrouve donc un peu trop prévisible.
Malgré tout, le propos sous-jacent est pertinent et mériterait d’être approfondi dans sur une durée plus longue

Washout d’Alexandre Masson :

 

Huit-clos cellulaire, l’œuvre joue un jeu d’équilibriste afin d’instiller une tension permanente. Malgré l’unité de lieu, l’auteur crée une mise en scène dynamique. Il évite ainsi au spectateur d’être cantonné au rôle d’observateur. De même, en se positionnant au plus proche du protagoniste, on ne peut qu’être amené à ressentir la détresse qui le traverse.
L’intrigue épurée s’adapte parfaitement à son format. Les échanges téléphoniques apportent de nouvelles informations et relancent ainsi le récit. Les conversations ne font qu’épaissir le mystère entourant l’inconnu au bout du fil.
La conclusion est intelligemment amenée.

Boustifaille de Pierre Mazingarbe :

 

Doublement récompensé lors de cette édition, l’œuvre a su séduire les jurys grâce à une approche décalée et percutante. Un avis plus détaillé est disponible ici.
Boustifaille de Pierre Mazingarbe

Boustifaille de Pierre Mazingarbe

Le concept des rednecks, consanguins, amateur de viandes humaines, a donné naissance à bons nombres d’œuvres américaines : La colline a des yeux, Massacre à la tronçonneuse, Détour mortel, …. Dans l’Hexagone, les exemples sur le sujet se font bien plus rares. Frontières et Girls With 

Dibbuk de Dayan D. Oualid

Dibbuk de Dayan D. Oualid

Co-fondateur de l’Association Des Jeunes Cinéastes Indépendants et de Trois jours de marches, Dayan David Oualid a fait ses armes sur divers clips, publicités et coréalisation de courts-métrages. Avec Dibbuk, l’auteur aborde un sujet classique dans le genre, la possession démoniaque. L’originalité tient ici dans la