Étiquette : horreur

Vicious Fun de Cody Calahan

Vicious Fun de Cody Calahan

Peu connu dans nos contrées, Cody Calahan œuvre depuis une quinzaine d’années en tant que réalisateur et producteur de films horrifiques. Sorti en 2020 aux États-Unis, Vicious Fun nous place aux côtés de Joël. Ce jeune homme introverti et passionné de cinéma se retrouve confronté 

Wrinkles the clown de Michael Beach Nichols

Wrinkles the clown de Michael Beach Nichols

Réalisateur d’une petite dizaine de documentaire, Michael Beach Nichols s’est intéressé à de nombreux sujets de société tels que les compétitions de danse se déroulant à Brooklyn ou encore à l’arrivée de suprémacistes au sein d’une petite ville du Dakota du Nord. Les thématiques sont 

The Medium de Banjong Pisanthanakun

The Medium de Banjong Pisanthanakun

Réalisateur thaïlandais à la carrière discrète, Banjong Pisanthanakun s’était fait remarquer au début du siècle avec l’efficace Shutter. Œuvre ayant d’ailleurs bénéficié d’un remake américain insipide.
Une vingtaine d’années plus tard, nous le retrouvons avec The Medium dont le producteur n’est nul autre que l’homme derrière les excellents The Chaser et The Stranger : Na Hong-Jin.
Cette connexion est loin d’être anodine au regard des ponts entre le dernier film du réalisateur sud-coréen et ce long-métrage.

Nous sommes placés aux côtés d’une shaman venant en aide à la population locale. À travers les interviews, nous avons les bases pour comprendre son quotidien. Nous pouvons ainsi rapidement entrer au cœur du sujet, en l’occurrence la possession d’un membre de sa famille.
Retranscrit sous forme d’un documentaire, le récit se divise en deux parties distinctes.
Dans un premier temps, nous naviguons entre les différents individus liés à cette fratrie. Nous apprenons ainsi le passif au sein de cet arbre généalogiquement gangréné. Lors de cette phase, la menace spirituelle s’immisce lentement et donne lieu à divers incidents à la gravité graduelle.
Le fil rouge se construit tout en approfondissant les connexions entre les individus. Nous développons ainsi de l’empathie pour ces protagonistes tentant d’affronter cette situation selon leurs croyances.
Le point de bascule s’amorce lorsque le déni face à la réalité n’est plus possible. Nous entrons ainsi dans la seconde partie du récit.

Homme debout cérémonie hommes assis femme couverte

Nous abordons alors de façon plus frontale l’aspect surnaturel de l’œuvre. Nous délaissons la retranscription d’un drame familial pour embrasser le potentiel horrifique du sujet. Les mécanismes employés restent convenus mais prolongent l’atmosphère oppressante établie lors de la première heure passée.
La tension ne cesse de croître. Après avoir constaté les conséquences sociétales et relationnelles de la possession de la victime, nous nous retrouvons face à la transformation de la proie en bourreau. Ce changement de situation redéfini les enjeux et notre affect pour les personnes impliquées.
La destruction hante l’environnement de nos personnages. Nous devenons spectateurs d’événements dévastateurs en espérant pouvoir être témoin d’une résolution positive pour les survivants de cette malédiction.

L’approche de l’auteur face à son sujet est pertinente. Durant ces deux heures, nous oscillons entre deux genres s’interconnectant. Le drame familial se couple à l’aspect horrifique de la thématique. Ils injectent respectivement leurs éléments clés pour définir un cadre sociétal réaliste et pertinent tout en créant des situations parfois radicales.
En cela, nous retrouvons une approche similaire à celle mise en place dans The Strangers avec ce mélange de genres.
De ce fait, bien que la trajectoire initiale soit prévisible, le soin apporté à l’écriture de ses personnages nous permet de s’immerger entièrement dans l’univers. Il en est de même pour la retranscription de la possession et les tentatives d’exorcisme. Nous sommes face à des mécanismes ordinaires mais utilisés de façon efficace pour créer une atmosphère nihiliste.

En somme, The Medium est une œuvre honorable nous proposant un voyage immersif au sein des rites shamaniques mais surtout au cœur de la damnation.

The Wretched de  Brett Pierce et Drew T. Pierce

The Wretched de Brett Pierce et Drew T. Pierce

Découvert en France notamment pour les lecteurs de Mad Movies avec la comédie horrifique Dead Heads, les frères Pierce reviennent à la réalisation dix ans plus tard pour renouer avec le film de genre. Brett et Drew continuent de suivre les tendances et délaissent donc 

Massacre à la tronçonneuse de David Blue Garcia

Massacre à la tronçonneuse de David Blue Garcia

En 2013 le public découvre Fede Alvarez avec son remake radical d’Evil Dead. Cette relecture gore et dénué d’humour divise énormément. Nous retrouvons d’un côté les personnes attachées à la vision de Sam Raimi et de l’autre celles acceptant cette alternative. En 2018 sort Halloween 

The Sadness de Rob Jabbaz

The Sadness de Rob Jabbaz

Projet développé en pleine pandémie, le premier long-métrage de Rob Jabbaz s’inscrit pleinement dans son époque entre virus en pleine mutation et défiance face aux institutions étatiques.

Amorçant son récit sur le doux réveil d’un couple, nous prenons le temps de connaître ces individus pendant une accalmie que l’on devine de courte durée. Cet instant nous suffit pour comprendre leur relation. Durant ce moment, des éléments disruptifs ne tardent pas à apparaître présageant le chaos à venir. Nous devinons facilement le contexte social et sanitaire dans lequel nous allons évoluer.
Une fois que le virus commence à impacter notre duo, nous sommes projetés dans une course effrénée pour se mettre à l’abri.

Durant plus d’une heure, le réalisateur alterne les points de vue de Jim et Kat. Nous observons leur progression respective au sein d’une ville en plein chaos. La bascule entre ces deux protagonistes permet d’effectuer des ellipses constantes et d’éviter tout moment de flottement. Nous sommes constamment plongés dans des situations riches en tension.
Outre le fait qu’il soit le fil rouge du récit, leur séparation alimente aussi sa dynamique. Elle permet de multiplier les confrontations et d’avoir un tableau plus vaste sur la chute de la société taïwanaise. Bien que se focalisant sur leur parcours, nous découvrons ce qui se déroule en dehors de leur environnement via des retransmissions radio et télévisuelle. Ces différents éléments nous facilitent l’immersion et décuplent le sentiment de désolation émanant de leurs errements au sein de la ville.
L’œuvre joue sur cette détresse inhérente au déroulement d’un événement incontrôlable. Les organismes étatiques sont inexistants ou totalement débordés. Les rues sont emplies de cris de désespoir ou d’un silence morbide. La menace peut provenir autant des personnes infectées que celles dites saines. Les nerfs sont donc mis à rude épreuve.

The Sadness Rob Jabbaz Screenshooter

Les divers affrontements sont riches en hémoglobines. L’auteur met à profit son environnement pour délivrer des mises à mort aussi variées que brutales. Nous nous retrouvons avec des exécutions sanglantes façon splatter mais avec une approche très réaliste. La sensation de désolation n’en est que renforcée face à la cruauté des actes perpétrés. La désinhibition induite par le virus donne lieu à un déferlement de violence et de sadisme. Pour autant, nous ne sommes pas dans une compilation d’actes abjects. Il y a une montée en tension lors des prémices d’affrontements. L’échéance est retardée au maximum avant que la confrontation ne démarre. L’impact n’en est que décuplé.
De même, le réalisateur choisi par moment d’opter pour un hors-champ in-extremis. Loin d’amoindrir les sévices perpétrés, notre imagination prend le relai pour notre plus grand (dé)plaisir.
Il est aussi intéressant de voir comment l’auteur puise dans le genre zombiesque sans avoir à respecter ses codes à la lettre. Nous nous retrouvons donc avec des infestés évoluant en meute en quête de sang. Pour autant, leur capacité à communiquer et la conservation de leur identité individuelle permettent d’obtenir des interactions plus développées entre personnes contaminées et saines. La présence d’un antagoniste poursuivant inlassablement Kat en est le parfait exemple. Bien que tardif et partiellement inutile, l’explication scientifique fournie légitime d’autant plus cette approche.

Nous obtenons ainsi une œuvre tendue multipliant les confrontations sanglantes pour rythmer un fil rouge pour le moins convenu. The Sadness n’est certes pas un film apportant un renouveau dans le genre ni une originalité dans sa mise en scène. Pour autant, il se pose comme un divertissement efficace et généreux. Rob Jabbaz s’offre une jolie carte de visite qu’il a su présenter dans le monde via son passage dans divers festivals. Il ne reste plus qu’à espérer de futurs projets plus ambitieux scénaristiquement.

Relic de Natalie Erika James

Relic de Natalie Erika James

Tout en poursuivant son exploration des peurs profondes voire indicibles, Natalie Erika James passe au long-métrage avec Relic. Ouvrant sur une situation intrigante, l’autrice dévoile instantanément l’atmosphère de son univers. Une ellipse s’ensuit nous amenant directement au cœur du récit. Les événements seront ensuite principalement 

Fear inc de Vincent Masciale

Fear inc de Vincent Masciale

Après avoir réalisé de nombreux courts-métrages, Vincent Masciale offre une version longue à l’un de ses projets avec Fear Inc. L’auteur nous place aux côtés d’un homme en quête de grands frissons. Ses connaissances dans le genre horrifique font de lui un être désabusé par 

Hellraiser : Judgment de Gary J. Tunnicliffe

Hellraiser : Judgment de Gary J. Tunnicliffe

Parmi les boogeyman émergeant dans les années 80, Pinhead est l’un des seuls à être une adaptation d’une œuvre littéraire. Cette particularité ne l’empêchera malheureusement pas de suivre la même trajectoire que Freddy Krueger ou Michael Myers. En une dizaine d’itérations, Hellraiser aura connu les mêmes déboires que l’ensemble des sagas horrifiques de son époque avec une qualité en constant déclin.
Scénariste de l’indigeste Hellraiser : Revelations, Gary J. Tunnicliffe passe cette fois-ci derrière la caméra pour nous livrer une nouvelle proposition de l’Enfer de Clive Barker.
Débutant sur le jugement d’un homme, l’auteur capte instantanément notre attention. L’atmosphère est oppressante. Les nouveaux serviteurs du Maitre sont certes bien différents des cénobites mais on le mérite de nous interpeller. L’ouverture est pleine de promesses. Elle nous laisse espérer une immersion dans ce palais de justice atypique et ses rouages.
Malheureusement, l’espoir d’un renouveau de la saga sera de courte de durée. Le metteur en scène nous place par la suite aux côtés d’un trio d’enquêteurs poursuivant un tueur en série. La trame autour de notre boogeyman est ainsi relégué en second plan. La cohabitation entre les deux récits est bancale.
L’auteur recycle le genre policier façon Seven, le brio en moins. Pinhead est réduit en un simple spectateur durant les trois quart de la bobine. Nous observons ainsi les tribulations des personnages sans grand intérêt. L’ensemble suit un chemin balisé depuis longtemps. Nous ne sommes donc guère surpris mais plutôt lassé par la trajectoire adoptée.
Seules les scènes se déroulant dans l’antichambre de l’Enfer retiennent notre attention de par leur esthétisme. Elles sont de simples sursauts d’attention au sein de cette trame soporifique.
Judgment suit malheureusement la trajectoire des précédents opus. Notre antagoniste est réduit à faire de la figuration afin de justifier l’exploitation de la licence. Le récit manque d’originalité et ne fait qu’empruntent des ressorts scénaristiques à d’autres genres. Les acteurs sont peu convaincants. On ressent le manque de budget dans l’ensemble des plans en extérieur.
En somme, seule l’arrivée de nouveaux serviteurs du Maître et les quelques meurtres sanglants éveillent notre intérêt. Un satisfaction bien maigre face à l’ineptie du récit.
L’exploration d’une nouvelle facette de l’univers d’Hellraiser était une approche audacieuse et stimulante. Il aurait été passionnant de s’immerger entièrement dans ces nouveaux lieux et explorer en parallèle la lutte face aux factions des Cieux. La démarche aurait été risquée mais aurait eu le mérite d’explorer de nouveaux horizons au lieu de recycler de vielles formules comme c’est le cas avec ce dernier opus.
À défaut d’être récupéré par Clive Barker, il semblerait que les droits d’exploitation soit tombé entre les mains de Jason Blum. Une série confié à David Gordon Green serait en préparation.
Haunt de Scott Beck & Bryan Woods

Haunt de Scott Beck & Bryan Woods

Deuxième réalisation de Scott Beck et Bryan Woods, l’œuvre s’est particulièrement fait remarquer aux États-Unis via sa diffusion sur la plateforme Shudder. Sur le papier, il est difficile de comprendre l’engouement du public tant l’œuvre a tous les aspects d’un slasher lambda. La première partie