Étiquette : horreur

Wrinkles the clown de Michael Beach Nichols

Wrinkles the clown de Michael Beach Nichols

Réalisateur d’une petite dizaine de documentaire, Michael Beach Nichols s’est intéressé à de nombreux sujets de société tels que les compétitions de danse se déroulant à Brooklyn ou encore à l’arrivée de suprémacistes au sein d’une petite ville du Dakota du Nord. Les thématiques sont 

The Medium de Banjong Pisanthanakun

The Medium de Banjong Pisanthanakun

Réalisateur thaïlandais à la carrière discrète, Banjong Pisanthanakun s’était fait remarquer au début du siècle avec l’efficace Shutter. Œuvre ayant d’ailleurs bénéficié d’un remake américain insipide. Une vingtaine d’années plus tard, nous le retrouvons avec The Medium dont le producteur n’est nul autre que l’homme 

The Wretched de  Brett Pierce et Drew T. Pierce

The Wretched de Brett Pierce et Drew T. Pierce

Découvert en France notamment pour les lecteurs de Mad Movies avec la comédie horrifique Dead Heads, les frères Pierce reviennent à la réalisation dix ans plus tard pour renouer avec le film de genre. Brett et Drew continuent de suivre les tendances et délaissent donc les zombies au profit de l’ésotérisme.

Passé une introduction se terminant sur une vision d’horreur, nous sommes projetés une trentaine d’années plus tard aux côtés de Ben. Son arrivée dans le foyer paternel nous permet de prendre nos marques à son rythme. Nous alternons entre son point de vue et celui de sa voisine. Cette dernière va être aux premières loges de l’incursion d’une entité ancestrale en quête de chair fraîche de préférence jeune.
L’évolution est convenue. D’un côté, nous voyons comment l’adolescent appréhende son nouvel environnement. Les liens qu’il tisse sont prévisibles et suivent un schéma classique de l’individu isolé tentant de faire sa place. Nous retrouvons ainsi le groupe de jeunes antipathique dont leur présence se résume à le martyriser pour ainsi attirer la sympathie d’autres personnes et potentiellement celle du spectateur. De l’autre côté, nous suivons la manière dont un être mystérieux s’installe insidieusement au sein d’une famille. Ces moments permettent de développer le fil rouge du récit en parallèle.

Cette construction scénaristique a l’avantage d’avancer rapidement autant sur son sujet principal que sur l’évolution des relations entre les protagonistes. Nous avons moins la sensation d’avoir une trajectoire linéaire dans le déroulement des événements. Ce constat ne nous empêche malheureusement pas de ressentir une certaine monotonie dans l’enchaînement des péripéties.
En effet, l’œuvre ne propose pas grand-chose d’original. Seule la mythologie autour de la créature apporte un soupçon de fraîcheur. Le reste de l’histoire reprend les passages obligés d’un film d’horreur ayant pour personnages principaux des adolescents. Nous retrouvons donc la défiance des adultes, les premiers émois ou encore les phases d’enquêtes par des détectives amateurs.

Pour autant, les frères Pierce réussissent à capter notre attention. Ils fournissent une œuvre de bonnes factures. Il n’y a pas de temps mort. La réalisation est correcte. Ils n’hésitent pas à sacrifier leurs personnages peu importe leur âge. De ce fait, même si le scénario est des plus basiques, nous suivons sans déplaisir les péripéties vécues par Ben.
Par ailleurs, les auteurs nous réservent un ultime twist permettant de relancer in-extremis son dernier acte et d’injecter un sentiment d’urgence plus que bienvenu.

Au final, The Wretched est une œuvre horrifique sympathique remplissant parfaitement son contrat sans pour autant transcender son sujet. Il ne restera pas longuement en mémoire mais permet de passer un agréable moment.

Massacre à la tronçonneuse de David Blue Garcia

Massacre à la tronçonneuse de David Blue Garcia

En 2013 le public découvre Fede Alvarez avec son remake radical d’Evil Dead. Cette relecture gore et dénué d’humour divise énormément. Nous retrouvons d’un côté les personnes attachées à la vision de Sam Raimi et de l’autre celles acceptant cette alternative. En 2018 sort Halloween 

The Sadness de Rob Jabbaz

The Sadness de Rob Jabbaz

Projet développé en pleine pandémie, le premier long-métrage de Rob Jabbaz s’inscrit pleinement dans son époque entre virus en pleine mutation et défiance face aux institutions étatiques. Amorçant son récit sur le doux réveil d’un couple, nous prenons le temps de connaître ces individus pendant 

Relic de Natalie Erika James

Relic de Natalie Erika James

Tout en poursuivant son exploration des peurs profondes voire indicibles, Natalie Erika James passe au long-métrage avec Relic.
Ouvrant sur une situation intrigante, l’autrice dévoile instantanément l’atmosphère de son univers. Une ellipse s’ensuit nous amenant directement au cœur du récit. Les événements seront ensuite principalement narrés à travers la perception de la fille et petite-fille de l’hôtesse des lieux.

Adoptant une forme horrifique convenue, la réalisatrice brasse diverses thématiques captivantes.
La première réside évidemment dans les conflits générationnels au sein de la cellule familiale. Chaque protagoniste incarne une époque et un mode de vie. Leurs interactions permettent autant à cerner la situation présente que de comprendre leur passif. Bien que parfois trop explicitée, la vision de chacune sur cette cellule familiale est un atout indéniable au sein de l’intrigue. La situation initiale les pousse à prendre des décisions en accord avec leur philosophie amenant invariablement des confrontations.
Le deuxième sujet est la démence. La perte de notion sur la réalité qui nous entoure est un terreau fertile pour les œuvres fantastiques. Sur ce plan, Natalie Erika James joue intelligemment sur la frontière entre événements résultant d’un accès de folie et manifestation surnaturelle. Dans la première partie du récit, les péripéties ont cette double lecture. Ce refus d’expliciter la nature de la menace permet de créer une tension latente car imprévisible. Il faudra attendre le dernier tiers pour que la réalisatrice embrasse entièrement l’une des deux voies.
Avant de plonger dans les tréfonds de la demeure avec cet ultime acte, l’œuvre déroule les différentes pathologies propres à la maladie de la grand-mère. En résulte l’accentuation du gouffre qui sépare la matriarche à sa descendance. Les échanges sont constamment parasités par le comportement changeant de la maîtresse des lieux.

Relic Natalie Erika James Screenshooter

Le dernier axe de lecture est notre rapport à la Mort. Cette entité imprègne depuis longtemps les murs de la demeure et in fine celles et ceux qui y ont logé. Ici la faucheuse se rappelle aux protagonistes à travers l’accumulation des souvenirs de personnes disparues. Plus qu’un lieu vivant, cette maison isolée est un sanctuaire, une stèle commémorative où les cartons accumulés recèlent les vestiges d’un mode de vie en voie d’extinction. La bobine est parcourue de situations poussant à se remémorer un passé totalement révolu. La peur de la Mort se retranscrit aussi dans les rêves poisseux de Kay. Chacune des protagonistes a son propre rapport avec cet aspect de la vie. De part les écarts d’âge, leur vision de ce passage inéluctable se retranscrit dans leur façon d’évoluer au sein de la demeure.

La trame de fond du récit est donc dense et fascinante. Le rythme lent permet d’explorer ces thématiques tout en développant les personnages. De l’empathie naît pour ce trio de femmes au vu des situations vécues. Cette proximité créée sera grandement mise à profit lors du dernier tiers de l’œuvre.
Malheureusement, au moment où la vérité éclate sur la nature de la menace, Natalie Erika décide de clore son film. Certes le plan final est beau et chargé d’émotions. Pour autant, on a la sensation de n’avoir qu’effleurer le cœur du sujet. La tension accumulée culmine sur un enchaînement de situations anxiogène efficace. Pour autant, sur l’aspect narratif, ces derniers événements apportent plus de questions que de réponses sur le mystère entourant cette famille.

Au final, Relic est pertinent dans son analyse des conflits générationnelles au sein de la cellule familiale et à quel point la Mort réunit autant qu’il nous sépare. Par contre, en temps qu’œuvre de genre, elle est une expérience particulièrement frustrante tant la fin est abrupte et nous laisse sur la fin.

Fear inc de Vincent Masciale

Fear inc de Vincent Masciale

Après avoir réalisé de nombreux courts-métrages, Vincent Masciale offre une version longue à l’un de ses projets avec Fear Inc. L’auteur nous place aux côtés d’un homme en quête de grands frissons. Ses connaissances dans le genre horrifique font de lui un être désabusé par 

Hellraiser : Judgment de Gary J. Tunnicliffe

Hellraiser : Judgment de Gary J. Tunnicliffe

Parmi les boogeyman émergeant dans les années 80, Pinhead est l’un des seuls à être une adaptation d’une œuvre littéraire. Cette particularité ne l’empêchera malheureusement pas de suivre la même trajectoire que Freddy Krueger ou Michael Myers. En une dizaine d’itérations, Hellraiser aura connu les 

Haunt de Scott Beck & Bryan Woods

Haunt de Scott Beck & Bryan Woods

Deuxième réalisation de Scott Beck et Bryan Woods, l’œuvre s’est particulièrement fait remarquer aux États-Unis via sa diffusion sur la plateforme Shudder.
Sur le papier, il est difficile de comprendre l’engouement du public tant l’œuvre a tous les aspects d’un slasher lambda.
La première partie confirme ce ressenti. Nous découvrons les différents protagonistes et leur environnement. Les relations présentaient sont convenues sans pour autant être caricaturaux.  Nous obtenons ainsi un aperçu des personnalités respectives.
Nous arrivons rapidement à notre destination finale et ce d’une manière pour le moins incongrue. On sent l’utilisation de ressorts scénaristiques au détriment d’une évolution naturelle des actions. La suite des événements ne réservera pas de grande surprise. Du moins jusqu’à ce que les cadavres commencent à s’accumuler.
En effet, une fois passée la première moitié de la bobine. Les auteurs amorcent un jeu de massacre particulièrement graphique et ponctué de moment de tensions efficaces. La variété des pièces du lieu permet de diversifier les confrontations. Il en est de même de par la pluralité des bourreaux. Chacun d’eux, bien qu’inconnus, à une identité visuelle et un modus operandi qui leur sont propres. Les mises à mort sont frontales. Les blessures provoquées nous sont présentées sans s’y attarder. Cette approche permet de décupler l’impact des coups sans tomber dans une complaisance face aux actes perpétrés.
Comme tout slasher respectant son cahier des charges, Haunt a sa final girl. Cette dernière est rapidement identifiable. Son passif est développé aux cours des événements. II permet de mettre en parallèle la situation actuelle avec le traumatisme de son enfance. Ces éléments sont bien exploités et mis à profit lors de son final via une situation anxiogène où une pièce se transforme en escape game malsain.
Le rythme monte donc de manière crescendo et culmine via une succession de confrontations particulièrement sanglantes. De par sa durée d’une heure trente, les auteurs évitent ainsi une quelconque baisse de régime et décide d’aller à l’essentiel.
Haunt Scott Beck  Bryan Woods Screenshooter Katie Stevens
Outre sa trajectoire scénaristique basique mais efficace, un autre élément lui permet de se démarquer du lot. Il réside dans l’identité des bourreaux.  Le duo a conscience de l’impact qu’aura cette révélation et en joue tout au long de l’œuvre. La découverte n’en est que plus délectable. Elle apporte une dimension d’autant plus sadique dans le jeu établi. Sans avoir à expliciter le passif de ces êtres, nous sommes amené à deviner les atrocités perpétraient pouvant expliquer ce résultat.
En somme, Haunt s’adresse principalement aux aficionados du genre. Il est demandé au public d’accepter une première partie très linéaire pour être ensuite récompensé par le second segment. L’oeuvre offre ainsi sans prétention aucune un divertissement honnête ne cherchant ni à complexifier inutilement sa trame ni à édulcorer les actes perpétrés.
En attendant de retrouver le duo pour un nouveaux projet en tant que réalisateur, nous pourrons découvrir une nouvelle proposition d’horreur avec leur scénario de Sans un bruit 2.
Scream Resurrection saison 3 de Jill Blotevogel, Dan Dworkin & Jay Beattie

Scream Resurrection saison 3 de Jill Blotevogel, Dan Dworkin & Jay Beattie

Après un premier revival avec Scream 4 en 2011, la franchise poursuit sa quête d’un nouveau souffle via le format télévisuel. En 2015 et 2016, MTV diffuse donc une nouvelle itération en deux saisons. Loin d’être convaincante, cette proposition aura le mérite de s’éloigner de