Étiquette : animation

Vermin saison 1 d’Alexis Beaumont, Hafid F. Benamar & Balak

Vermin saison 1 d’Alexis Beaumont, Hafid F. Benamar & Balak

Auteur de Lastman et co-créateur de Les Kassos, Balak s’entoure de l’acteur Hafid F. Benamar et d’Alexis Beaumont pour développer son nouveau projet : Vermin.  Diffusé dans un premier temps sur l’application Blackpills, la série rejoint avec Crisis Jung le catalogue Netflix.  Nous plongeons dans le 

Crisis Jung de Gobi et Jérémie Périn

Crisis Jung de Gobi et Jérémie Périn

Après Love, Death & Robots, Netflix poursuit sa production d’animation à destination d’un public adulte avec Crisis Jung.  Le projet est développé par les studios français Bobbypills et Blackpills, deux sociétés spécialisées dans ce domaine.  Aux commandes, nous retrouvons Gobi et Jérémie Périn. Le premier 

PIFFF 2019 : Courts-métrages français

PIFFF 2019 : Courts-métrages français

Mass de Fu Le et Adrien Gontier:

Composé comme un seul plan-séquence, nous assistons à un ballet de douze minutes. La mise en scène est maîtrisée, la caméra est fluide et suit parfaitement les mouvements de la foule. Les auteurs réussissent à varier le rythme, les chorégraphies et à capter notre attention tout en restant dans un lieu unique. 
De même, l’illusion de la masse est intelligemment créée avec peu de figurants. Le scénario est, quant à lui, épuré au maximum. On devine une relation amoureuse et les péripéties liées au quotidien.
L’ensemble est captivant.

Dibbuk de Dayan D. Oualid:

 

L’approche de l’exorcisme par un traitement anti-spectaculaire de cette œuvre a su trouver son public, puisqu’il a reçu l’œil d’or lors de cette édition. Un avis plus détaillé est disponible ici.

400 MPH de Paul-Eugène Dannaud, Julia Chaix, Lorraine Desserre, Alice Lefort, Natacha Pianeti et Quentin Tireloque :

 

La nuit de l’animation de Lille avait déjà mis en lumière divers talents issus de Supinfocom Valenciennes, ce nouveau court-métrage ne fait que confirmer le bien-fondé que l’on peut avoir de cette école.
Le concept reposant sur les tentatives d’un hominidé à franchir une limite de vitesse jugée impossible, il était primordial de véhiculer les sensations propres à cette entreprise.
Les auteurs, conscients de cet enjeu, créent une mise en scène immersive avec une caméra dynamique. De même, la qualité graphique de l’ensemble permet d’offrir des situations réalistes et de pouvoir observer la façon dont les véhicules sont mis à mal.
Cette relecture du mythe d’Icare est donc une franche réussite.

On the other side de Zulma Rouge :

 

D’une très bonne facture technique, l’œuvre aborde un sujet en vogue ces dernières années : l’onirisme dans le soft SF.
L’intrigue est maîtrisée. On se laisse emporter par ce récit scindé en deux parties. On peut cependant regretter que le début soit trop artificiel dans sa construction. La transition entre les deux segments se retrouve donc un peu trop prévisible.
Malgré tout, le propos sous-jacent est pertinent et mériterait d’être approfondi dans sur une durée plus longue

Washout d’Alexandre Masson :

 

Huit-clos cellulaire, l’œuvre joue un jeu d’équilibriste afin d’instiller une tension permanente. Malgré l’unité de lieu, l’auteur crée une mise en scène dynamique. Il évite ainsi au spectateur d’être cantonné au rôle d’observateur. De même, en se positionnant au plus proche du protagoniste, on ne peut qu’être amené à ressentir la détresse qui le traverse.
L’intrigue épurée s’adapte parfaitement à son format. Les échanges téléphoniques apportent de nouvelles informations et relancent ainsi le récit. Les conversations ne font qu’épaissir le mystère entourant l’inconnu au bout du fil.
La conclusion est intelligemment amenée.

Boustifaille de Pierre Mazingarbe :

 

Doublement récompensé lors de cette édition, l’œuvre a su séduire les jurys grâce à une approche décalée et percutante. Un avis plus détaillé est disponible ici.
Face your demon

Face your demon

La noria de Carlos Baena: Avec son film d’animation muet, l’auteur nous embarque, durant une douzaine de minutes, aux côtés d’un jeune garçon isolé et en danger. Le bestiaire déployé est stimulant, chaque monstre a sa propre spécificité, sa propre morphologie. La course-poursuite est bien 

Final Space Saison 1 de  Olan Rogers

Final Space Saison 1 de Olan Rogers

Youtubeur par essence, Olan Rogers a développé de nombreux court-métrages (New Prime, The Last Scene,…). En 2010, l’auteur souhaite lancer une série intitulée Gary Space. Cette dernière connaîtra de nombreuses évolutions, initialement le projet était pensé comme une web-série destinée à sa chaîne YouTube, pour 

Another Day of Life de  Damian Nenow et Raul de la Fuente

Another Day of Life de Damian Nenow et Raul de la Fuente

Adapté de l’autobiographie de Ryszard Kapuscinski, Another day of life retrace son travail de reporter lors de la guerre civile en Angola. Cette coproduction espano-polonaise est une docu-fiction où la reconstitution des évènements passe par l’animation.On découvre ainsi la situation dans le pays, les circonstances ayant poussé le journaliste à s’investir autant ainsi que les différents enjeux géopolitiques que représente cette situation.
Le parcours de Ryszard est ponctué de rencontres décisives dans ses choix et l’orientation que son travail va prendre. Certaines de ses personnes participent à l’œuvre en fournissant leur témoignage sur ces événements et sur la relation qu’ils ont noué avec Le Polonais.
Ces différentes voix, bien que politiquement orienté, étant donné que les intervenants sont tous du MPLA, permettent de comprendre la situation dans laquelle ils étaient plongés ainsi que d’étoffer la personnalité de notre personnage central.

Another day of life exterieur homme femme voiture

Opter pour un film d’animation pour narrer cette histoire est pertinent. En effet, avec un tel procédé, on peut traiter plus facilement d’un sujet dur comme celui-ci, mais aussi retranscrire la psychologie, et notamment les différentes phases de prises de conscience, sans que cela n’alourdît le récit.
De même, la mise en scène s’affranchit des limites de la physique pour offrir des séquences magistralement filmé, notamment la fusillade sur la route. On est ainsi happé par ce récit sombre, mais profondément humain. On revit à leurs côtés cette partie de l’Histoire et les émotions qui les traversent deviennent les nôtres.
L’œuvre offre un regard, subjectif certes, sur la difficulté de respecter la déontologie propre à la profession journalistique et ses devoirs moraux en tant qu’être humain. De même, le sort de l’Angola est un exemple très représentatif des difficultés, de pays colonisés, à s’affranchir des puissances impérialistes afin de conserver une liberté durement acquise, surtout en pleine Guerre Froide. On en voit encore, de nos jours, les conséquences dans certains pays africains d’une telle gestion.

Another day of life est une œuvre réussie autant sur la forme multiple employé (animation, prises réelle, …) et le fond ( l’Histoire, la psychologie des personnages …). Nous sommes emporté par la quête de vérité menée par Ryszard et émue par les moments vécues, endurés par ces différents protagonistes. Une œuvre autant instructive que bluffante dans sa réalisation.