Étiquette : animation

Love, Death & Robots Saison 3

Love, Death & Robots Saison 3

Après une deuxième saison quelque peu fade et trop polissé, l’anthologie animée de Netflix est de retour avec neuf nouveaux segments.   Initiant ce nouvel opus avec notre fameux trio de touristes robotiques, nous retournons en terrain connu avec cette exposition de l’absurdité humaine. Nous 

Vermin saison 1 d’Alexis Beaumont, Hafid F. Benamar & Balak

Vermin saison 1 d’Alexis Beaumont, Hafid F. Benamar & Balak

Auteur de Lastman et co-créateur de Les Kassos, Balak s’entoure de l’acteur Hafid F. Benamar et d’Alexis Beaumont pour développer son nouveau projet : Vermin.  Diffusé dans un premier temps sur l’application Blackpills, la série rejoint avec Crisis Jung le catalogue Netflix.  Nous plongeons dans le 

Crisis Jung de Gobi et Jérémie Périn

Crisis Jung de Gobi et Jérémie Périn

Après Love, Death & Robots, Netflix poursuit sa production d’animation à destination d’un public adulte avec Crisis Jung. 
Le projet est développé par les studios français Bobbypills et Blackpills, deux sociétés spécialisées dans ce domaine. 
Aux commandes, nous retrouvons Gobi et Jérémie Périn. Le premier est auteur de nombreuses BD telles que Lucha Libre, Tequila ou Zblucops. Le second a notamment réalisé l’adaptation en série de Lastman. 
L’œuvre est découpée en dix épisodes d’environ sept minutes. Un format extrêmement court, parfaitement adapté pour un support mobile. Le choix n’est guère étonnant sachant que Blackpills cible ce type d’écran. La structure est en phase avec sa durée. Passé l’épisode d’introduction, Crisis Jung dévoile l’itération sur laquelle le récit va se baser. 
À chaque chapitre, Jung devra affronter un nouveau sbire de Petit Jésus. Cette confrontation le pousse à se remettre en question pour mieux surmonter son épreuve. Il effectue ainsi la quête initiatique propre à tout héros. 
La trajectoire est linéaire. Elle est centrée uniquement sur ce personnage et ne s’encombre pas d’intrigues annexes. Le récit est ainsi parfaitement adapté à son format. Les individus se définissent dans les péripéties qu’ils vivent. On obtient ainsi une profondeur dans la personnalité de chacun sans avoir à passer par de longues séquences de dialogues. 
Crisis Jung Gobi Jérémie Périn Screenshooter Poing dressé
Par ailleurs, les auteurs assimilent intelligemment les codes de l’heroic-fantasy et du jeu d’aventure. On retrouve la figure de l’être prophétique censée mettre un terme au chaos ambiant. Il est entouré d’un lot d’individus aux compétences complémentaires. Chaque échec lui permet de débloquer une nouvelle aptitude. Les membres des villages ou clan sont interchangeables et ne servent qu’à aiguiller les protagonistes vers leur destination finale. Ces différents archétypes sont détournés par un traitement par l’absurde des événements et des protagonistes. 
En effet, que cela soit dans la résolution des conflits que dans le comportement des personnages, le duo incorpore constamment des éléments parodiant l’univers qu’ils investissent. L’extravagance et le politiquement incorrect sont omniprésents. 
Le résultat est donc une œuvre d’une forme très légère et caricaturale cachant un fond intelligemment travaillé. Une osmose qui fait mouche. On se laisse embarquer dans cette aventure durant une bonne heure sans qu’on ne se lasse des péripéties vécues par Jung.
PIFFF 2019 : Courts-métrages français

PIFFF 2019 : Courts-métrages français

Mass de Fu Le et Adrien Gontier: Composé comme un seul plan-séquence, nous assistons à un ballet de douze minutes. La mise en scène est maîtrisée, la caméra est fluide et suit parfaitement les mouvements de la foule. Les auteurs réussissent à varier le rythme, les 

Face your demon

Face your demon

La noria de Carlos Baena: Avec son film d’animation muet, l’auteur nous embarque, durant une douzaine de minutes, aux côtés d’un jeune garçon isolé et en danger. Le bestiaire déployé est stimulant, chaque monstre a sa propre spécificité, sa propre morphologie. La course-poursuite est bien 

Final Space Saison 1 de  Olan Rogers

Final Space Saison 1 de Olan Rogers

Youtubeur par essence, Olan Rogers a développé de nombreux court-métrages (New Prime, The Last Scene,…). En 2010, l’auteur souhaite lancer une série intitulée Gary Space. Cette dernière connaîtra de nombreuses évolutions, initialement le projet était pensé comme une web-série destinée à sa chaîne YouTube, pour aboutir à la diffusion de Final Space sur Netflix.Nous évoluons au côté de Gary, Le Gary, jeune homme immature, maladroit et condamné à une peine de cinq ans dans un vaisseau carcéral, pour avoir voulu impressionner Quinn, membre de la Infinity Guard, et détruisant ainsi de nombreux vaisseaux de ladite garde.
Le récit se construit parallèlement entre ces deux personnages au gré de leurs rencontres respectives. Leurs péripéties permettant de dérouler les enjeux de chacun, et in fine, les fusionner.
Ces aventures permettent à l’auteur de développer son univers, entre planètes hostiles et espèces à l’anatomie variée.Chaque épisode se compose d’une première minute sur un évènement à venir, puis d’une quête nouvelle à accomplir pour, lentement, découvrir les causes ayant abouties à la situation du prologue.
Bien qu’ayant des personnages atypiques, maladroitement attachant, l’auteur ne crée pas pour autant une œuvre légère. Les scènes d’actions sont ponctuées de moments sanglants, la Mort est constamment présente aux côtés de notre équipage. Certains ne survivront pas à cette première saison, malgré leur omniprésence à l’écran.
Ce décalage, entre l’aspect cartoonesque, la violence des situations et la tendresse d’autres, permet d’ancrer son récit dans un futur science-fictionnel plausible, tangible. De part les interactions naturelles entre les personnages et leur environnement, Olan Rogers facilite l’acceptation des évènements vécues et notamment la nature de l’espace fini.

final space gary mooncake avocato

L’auteur semble avoir croisé différentes réflexions sur le genre science-fictionnel et ses propositions cinématographiques existantes.
Concernant les questions sur l’univers et son infinité, l’auteur rejoint le point de vue de Men In Black 1 et son final.
Une autre inspiration se retrouve aussi dans la caractérisation des membres de l’équipage de Gary et leurs interactions. On retrouve beaucoup de points communs avec les Gardiens de la Galaxy. L’absence de figure paternelle auprès de Gary fait écho au passé de Star Lord. Le comportement de Quinn face à son corps de métier se positionne dans la même démarche que Gamora. Mooncake interagit comme Groot et est tout autant mignon que dangereux. Avocato, de par sa hargne, nous rappelle Rocket. Enfin, Little Cato, de par son évolution, se transforme en Drax.
Fort heureusement, ses similarités ne sont pas explicitement affichées. Il est possible que cela ne soit que pur hasard. Pour autant, au vu de la tenue vestimentaire de Gary sur la fin de saison, il est difficile de croire à de simples coïncidences.

Ainsi, grâce à ses personnages haut en couleur, aux situations oscillants entre tragédie et comédie et à son format court, Olan Rogers offre une série à la qualité constante. Ce qui semblait être un ersatz de Rick et Morty made in Netflix se révèle être une authentique odyssée spatiale. On ne peut que s’impatienter de découvrir la suite de Final Space.

Another Day of Life de  Damian Nenow et Raul de la Fuente

Another Day of Life de Damian Nenow et Raul de la Fuente

Adapté de l’autobiographie de Ryszard Kapuscinski, Another day of life retrace son travail de reporter lors de la guerre civile en Angola. Cette coproduction espano-polonaise est une docu-fiction où la reconstitution des évènements passe par l’animation.On découvre ainsi la situation dans le pays, les circonstances