Étiquette : shadowz

Vicious Fun de Cody Calahan

Vicious Fun de Cody Calahan

Peu connu dans nos contrées, Cody Calahan œuvre depuis une quinzaine d’années en tant que réalisateur et producteur de films horrifiques. Sorti en 2020 aux États-Unis, Vicious Fun nous place aux côtés de Joël. Ce jeune homme introverti et passionné de cinéma se retrouve confronté 

Wrinkles the clown de Michael Beach Nichols

Wrinkles the clown de Michael Beach Nichols

Réalisateur d’une petite dizaine de documentaire, Michael Beach Nichols s’est intéressé à de nombreux sujets de société tels que les compétitions de danse se déroulant à Brooklyn ou encore à l’arrivée de suprémacistes au sein d’une petite ville du Dakota du Nord. Les thématiques sont 

Cama Cruso de Trois jours de marche

Cama Cruso de Trois jours de marche

Société de production derrière les créations de Dayan D. Oualid (Dibbuk, Chimera), Trois jours de marche se lance dans une aventure transmedia en collaboration avec Shadowz.
L’idée est de développer un univers prenant naissance sur les réseaux sociaux, en l’occurrence TikTok, pour se poursuivre avec un long-métrage. C’est ainsi qu’un ARG voit le jour et attise la curiosité de nombreux internautes.
La première phase semble avoir porté ses fruits puisque qu’en Mai 2022, il est comptabilisé 12 millions d’interactions en lien avec ce projet.
S’ensuit donc Cama Cruso, le film supposé apporter des réponses au mystère du Gîte de la Came-Cruse.

Dans ce prolongement cinématographique, nous sommes positionnés aux côtés d’Anna. Tout comme nous, cette jeune journaliste découvre le mystère autour de ce lieu via un alléchant jeu concours. Nous retrouvons les différents éléments liés à l’ARG. Chaque phase d’investigations est détaillée. Le but étant de savoir si la nature de la menace est réelle ou purement fictive.
Les auteurs optent pour le mockumentary pour nous narrer ce récit. Ils intègrent ainsi les réflexions qu’on pu se faire le public de la première heure au sein de leur intrigue. Cette approche a l’avantage de facilité l’immersion pour des personnes n’ayant pas eu connaissance du jeu en amont. L’œuvre alterne entre exploration virtuelle des différents éléments en lien avec ce gîte et rencontres d’individus impliqué de près ou de loin avec ce lieu.

discussion homme femme exterieur

Nous parcourons ainsi l’ensemble des pistes possibles autant du côté de l’ARG que de celles tendant à penser que tout est réel.
Le souci est que pour le spectateur ayant déjà eu connaissance du mystère du Gîte de la Came-Cruse, cette phase est redondante. Nous glanons parfois des informations complémentaires mais bien trop rares pour capter l’attention de bout en bout. Notre regard est porté sur l’exploration dudit gîte et ses mystères.
Malheureusement cette étape tardera à arriver. Elle se résumera à un dernier quart d’heure focalisé sur un objectif unique. Le développement de la mythologie autour du lieu se retrouve ainsi tué dans l’œuf. Nous ressentons de la frustration tant le dénouement est bien trop expéditif.

À la fin du visionnage, une question peut se poser sur l’intention des auteurs autour de cet univers. Sa présence sur deux médias différents laissait à penser que ces formats étaient complémentaires. Pourtant, de par le résultat obtenu, nous avons plus l’impression qu’ils se dupliquent pour permettre d’être découvert par un plus large public.
De par l’évolution des médias et de leur support, la démarche est pertinente. Elle pousse à adapter sa narration en fonction du réseau investi. En cela, les auteurs l’ont très bien assimilé et ont créé deux œuvres en phase avec son audience.
Il est certain que l’appréciation du film différera de notre connaissance en amont de l’ARG.
Pour autant, sur son pendant cinématographique, nous ressentons un manque de prise de risques et d’élévation du sujet. L’œuvre se focalise beaucoup trop sur les mécanismes liés à l’ARG via le site et TikTok plutôt que de développer son propre cheminement.

En somme, Cama Cruso avait un potentiel narratif et mythologique fort intéressant qui ne débouche pas sur le résultat espéré. On espère que Trois jours de marche développera d’autres univers en affinant la formule en fonction des médiums investis.

The Wretched de  Brett Pierce et Drew T. Pierce

The Wretched de Brett Pierce et Drew T. Pierce

Découvert en France notamment pour les lecteurs de Mad Movies avec la comédie horrifique Dead Heads, les frères Pierce reviennent à la réalisation dix ans plus tard pour renouer avec le film de genre. Brett et Drew continuent de suivre les tendances et délaissent donc 

Broadcast Signal Intrusion de Jacob Gentry

Broadcast Signal Intrusion de Jacob Gentry

Débutant sa carrière à l’aube du XXIéme siécle, Jacob Gentry a depuis travaillé sur une dizaine de projets notamment pour le petit écran. Parmi ceux-ci, nous pouvons noter The Signal qui fut distribué directement en DVD en France et co-réalisé entre autres par David Bruckner. 

Hail Satan? de Penny Lane

Hail Satan? de Penny Lane

Réalisatrice de documentaires depuis une vingtaine d’années, Penny Lane n’hésite pas à diversifier la forme de son medium pour l’adapter à son sujet. Son approche peu conventionnelle et son humour ont permis à l’autrice de se démarquer dans ce milieu.
Pour son quatrième long-métrage, la forme adoptée est plus traditionnelle. Nous suivons la genèse et le développement du Temple Satanique. L’œuvre alterne entre interview face caméra et captation de divers moments déterminant dans la vie de cette organisation en expansion.

Le suivi chronologique de ces différents événements nous permet de comprendre son émergence et son expansion. L’exposition de différentes confrontations juridique face à des associations chrétiennes offre des clés de compréhension sur la philosophie inhérente à ce mouvement. Ces séquences deviennent des marqueurs sur certains tournants notables au sein de l’organisation.
Bien que se concentrant principalement sur l’implication de différents membres du « culte », la réalisatrice tente de rester la plus neutre possible. Les errements et les divergences d’opinions sont aussi présents dans l’œuvre. Dans cette même optique, nous retrouvons parfois les avis des parties opposants.

Le sujet est passionnant et propose une interprétation alternative sur la dynamique entre Dieu et le Diable. Nous avons toujours eu l’habitude d’associer Dieu à la justice et son antagoniste au chaos. Dans l’inconscient collectif, cette vision est solidement ancrée par des siècles de dogmes religieux. Le Temple propose une lecture différente en se référant à la genèse de Satan selon laquelle ce Dernier était un ange déchu réfractaire aux injections de son Maître. Il est donc un dissident face à un Ordre établi.

Hail Satan? Penny Lane Screenshooter

L’organisation souhaite être un prolongement de cette vision. La démarche n’est pas de glorifier un Mal abjecte mais plutôt d’être un contre-pouvoir face à la prédominance de la chrétienté au sein de la société états-unienne. Si le pays refuse une séparation de l’Eglise et l’Etat alors il doit accepter la pluralité des croyances au sein de la vie citoyenne, telle est la démarche adoptée par ce mouvement.
Nous nous éloignons ainsi d’un postulat laissant présager l’exposition d’un groupe pratiquant l’occulte pour se diriger vers la présentation d’une alternative politique et militante concrète. Cette transition est progressive au fur et à mesure que la cause touche un public de plus en plus nombreux. Nous voyageons de plus en plus à travers les différentes « chapelles » ayant éclos à travers le pays. Ces différents lieux nous montrent la diversité des personnes impliquées mais aussi les valeurs qui les réuni.
Évidemment, toute mouvance militant s’accompagne de son lot de problématiques inhérent à l’émergence d’un nouvel organisme dans le paysage politique. La trajectoire suivie est donc ordinaire entre dissidence, couverture médiatique, identité visuelle et ligne de conduite à suivre. Heureusement, Penny Lane s’empare de ces événements pour créer une dynamique dans son récit. Ces déconvenues et ces confrontations apportent de nouveaux éléments pour approfondir le sujet.

Au final, Hail Satan ? dresse le portrait d’individus luttant pour que leur pays s’émancipe de l’emprise religieux dont leur société est gangrenée. L’expérience de la réalisatrice est mise à profit dans la retranscription chronologique de ce sujet passionnant.

Scare me de Josh Ruben

Scare me de Josh Ruben

L’univers horrifique nous berce depuis des décennies avec des anthologies que ce soit sous forme de comics avec Creepshow, de séries avec American Horror Story ou de films avec The Mortuary Collection. Dans le septième art, il est courant de se retrouver avec des œuvres 

Victoria de  Sebastian Schipper

Victoria de Sebastian Schipper

Récompensé par six prix lors de la 65e édition du Festival international du film de Berlin, Victoria est le quatrième film de Sebastian Schipper. La particularité de l’œuvre est d’être un seul plan-séquence. Contrairement à certains films comme The Revenant ou 1917 où le montage 

Friend Request de Simon Verhoeven

Friend Request de Simon Verhoeven

Au crépuscule de la première décennie du XXIéme siècle, la sortie de Paranormal Activity avait été le déclencheur d’une nouvelle vague horrifique : le found footage. 
La résurgence de ce sous-genre s’accompagna d’une incursion prégnante du numérique dans la narration des intrigues. 
En parallèle, sur cette même période, le Japon avait développé divers récits où le mal se tapissait au sein de nos biens hi-tech. Cette approche donna naissance notamment aux sagas The Ring et Mort en ligne.
L’arrivée d’œuvres impliquant les réseaux sociaux et autres canaux de communication via Internet correspond donc à une suite logique d’évolution de ces phénomènes. La numérisation de l’horreur donna lieu par exemple à Friend Request. 
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Pour sa troisième réalisation, Simon Verhoeven délaisse la comédie germanique pour se tourner vers le genre horrifique.
L’auteur dresse dans un premier temps le contexte amenant au massacre annoncé. Il en profite pour brièvement proposer un point de vue sur la jeunesse et son rapport avec les réseaux sociaux. Il intègre ainsi cette furtive analyse du culte de l’ego 2.0 au sein de son intrigue. En agissant ainsi, il rend légitime la suite des événements et surtout la présence de Facebook comme lieu de malédiction.
En développant ainsi son exposition, nous découvrons aussi les différents protagonistes et les relations qu’ils entretiennent.
L’ensemble de ces éléments est mis à profit par la suite lorsque le groupe commence à péricliter. Les tensions naissantes sont légitimées ainsi que les actions de ces individus. Le dernier tiers surprend sur quelques points sans que cela soit incohérent.
L’œuvre n’est pas pour autant exempt de défauts. Les enjeux autour du réseau social manquent de crédibilité. La répétition des inconvénients liés à ce site et leur gestion laisse dubitatif. La trajectoire scénaristique est extrêmement convenue.
Heureusement cette prévisibilité est compensée par des scènes de tension maitrisée et des mises à mort variées et sanglantes.
En somme, Friend Request est une œuvre correcte qui se regarde sans déplaisir. L’auteur parvient à maintenir un rythme tout du long et à doter ses personnages d’une certaine profondeur. Des atouts louables souvent absent dans de nombreuses bobines horrifiques contemporaines.
Mister Babadook de Jennifer Kent

Mister Babadook de Jennifer Kent

Première réalisation de Jennifer Kent, Mister Babadook s’était constitué une très bonne réputation auprès des festivals dans lesquels il a été projeté. Il a notamment raflé un grand nombre de prix lors de la 21éme édition du festival de Gérardmer. Sur la thématique, l’œuvre est