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The Wretched de  Brett Pierce et Drew T. Pierce

The Wretched de Brett Pierce et Drew T. Pierce

Découvert en France notamment pour les lecteurs de Mad Movies avec la comédie horrifique Dead Heads, les frères Pierce reviennent à la réalisation dix ans plus tard pour renouer avec le film de genre. Brett et Drew continuent de suivre les tendances et délaissent donc 

Broadcast Signal Intrusion de Jacob Gentry

Broadcast Signal Intrusion de Jacob Gentry

Débutant sa carrière à l’aube du XXIéme siécle, Jacob Gentry a depuis travaillé sur une dizaine de projets notamment pour le petit écran. Parmi ceux-ci, nous pouvons noter The Signal qui fut distribué directement en DVD en France et co-réalisé entre autres par David Bruckner. 

Hail Satan? de Penny Lane

Hail Satan? de Penny Lane

Réalisatrice de documentaires depuis une vingtaine d’années, Penny Lane n’hésite pas à diversifier la forme de son medium pour l’adapter à son sujet. Son approche peu conventionnelle et son humour ont permis à l’autrice de se démarquer dans ce milieu.
Pour son quatrième long-métrage, la forme adoptée est plus traditionnelle. Nous suivons la genèse et le développement du Temple Satanique. L’œuvre alterne entre interview face caméra et captation de divers moments déterminant dans la vie de cette organisation en expansion.

Le suivi chronologique de ces différents événements nous permet de comprendre son émergence et son expansion. L’exposition de différentes confrontations juridique face à des associations chrétiennes offre des clés de compréhension sur la philosophie inhérente à ce mouvement. Ces séquences deviennent des marqueurs sur certains tournants notables au sein de l’organisation.
Bien que se concentrant principalement sur l’implication de différents membres du « culte », la réalisatrice tente de rester la plus neutre possible. Les errements et les divergences d’opinions sont aussi présents dans l’œuvre. Dans cette même optique, nous retrouvons parfois les avis des parties opposants.

Le sujet est passionnant et propose une interprétation alternative sur la dynamique entre Dieu et le Diable. Nous avons toujours eu l’habitude d’associer Dieu à la justice et son antagoniste au chaos. Dans l’inconscient collectif, cette vision est solidement ancrée par des siècles de dogmes religieux. Le Temple propose une lecture différente en se référant à la genèse de Satan selon laquelle ce Dernier était un ange déchu réfractaire aux injections de son Maître. Il est donc un dissident face à un Ordre établi.

Hail Satan? Penny Lane Screenshooter

L’organisation souhaite être un prolongement de cette vision. La démarche n’est pas de glorifier un Mal abjecte mais plutôt d’être un contre-pouvoir face à la prédominance de la chrétienté au sein de la société états-unienne. Si le pays refuse une séparation de l’Eglise et l’Etat alors il doit accepter la pluralité des croyances au sein de la vie citoyenne, telle est la démarche adoptée par ce mouvement.
Nous nous éloignons ainsi d’un postulat laissant présager l’exposition d’un groupe pratiquant l’occulte pour se diriger vers la présentation d’une alternative politique et militante concrète. Cette transition est progressive au fur et à mesure que la cause touche un public de plus en plus nombreux. Nous voyageons de plus en plus à travers les différentes « chapelles » ayant éclos à travers le pays. Ces différents lieux nous montrent la diversité des personnes impliquées mais aussi les valeurs qui les réuni.
Évidemment, toute mouvance militant s’accompagne de son lot de problématiques inhérent à l’émergence d’un nouvel organisme dans le paysage politique. La trajectoire suivie est donc ordinaire entre dissidence, couverture médiatique, identité visuelle et ligne de conduite à suivre. Heureusement, Penny Lane s’empare de ces événements pour créer une dynamique dans son récit. Ces déconvenues et ces confrontations apportent de nouveaux éléments pour approfondir le sujet.

Au final, Hail Satan ? dresse le portrait d’individus luttant pour que leur pays s’émancipe de l’emprise religieux dont leur société est gangrenée. L’expérience de la réalisatrice est mise à profit dans la retranscription chronologique de ce sujet passionnant.

Scare me de Josh Ruben

Scare me de Josh Ruben

L’univers horrifique nous berce depuis des décennies avec des anthologies que ce soit sous forme de comics avec Creepshow, de séries avec American Horror Story ou de films avec The Mortuary Collection. Dans le septième art, il est courant de se retrouver avec des œuvres 

Victoria de  Sebastian Schipper

Victoria de Sebastian Schipper

Récompensé par six prix lors de la 65e édition du Festival international du film de Berlin, Victoria est le quatrième film de Sebastian Schipper. La particularité de l’œuvre est d’être un seul plan-séquence. Contrairement à certains films comme The Revenant ou 1917 où le montage 

Friend Request de Simon Verhoeven

Friend Request de Simon Verhoeven

Au crépuscule de la première décennie du XXIéme siècle, la sortie de Paranormal Activity avait été le déclencheur d’une nouvelle vague horrifique : le found footage. 
La résurgence de ce sous-genre s’accompagna d’une incursion prégnante du numérique dans la narration des intrigues. 
En parallèle, sur cette même période, le Japon avait développé divers récits où le mal se tapissait au sein de nos biens hi-tech. Cette approche donna naissance notamment aux sagas The Ring et Mort en ligne.
L’arrivée d’œuvres impliquant les réseaux sociaux et autres canaux de communication via Internet correspond donc à une suite logique d’évolution de ces phénomènes. La numérisation de l’horreur donna lieu par exemple à Friend Request. 
Friend Request Simon Verhoeven Screenshooter Alycia Debnam Carey William Moseley
Pour sa troisième réalisation, Simon Verhoeven délaisse la comédie germanique pour se tourner vers le genre horrifique.
L’auteur dresse dans un premier temps le contexte amenant au massacre annoncé. Il en profite pour brièvement proposer un point de vue sur la jeunesse et son rapport avec les réseaux sociaux. Il intègre ainsi cette furtive analyse du culte de l’ego 2.0 au sein de son intrigue. En agissant ainsi, il rend légitime la suite des événements et surtout la présence de Facebook comme lieu de malédiction.
En développant ainsi son exposition, nous découvrons aussi les différents protagonistes et les relations qu’ils entretiennent.
L’ensemble de ces éléments est mis à profit par la suite lorsque le groupe commence à péricliter. Les tensions naissantes sont légitimées ainsi que les actions de ces individus. Le dernier tiers surprend sur quelques points sans que cela soit incohérent.
L’œuvre n’est pas pour autant exempt de défauts. Les enjeux autour du réseau social manquent de crédibilité. La répétition des inconvénients liés à ce site et leur gestion laisse dubitatif. La trajectoire scénaristique est extrêmement convenue.
Heureusement cette prévisibilité est compensée par des scènes de tension maitrisée et des mises à mort variées et sanglantes.
En somme, Friend Request est une œuvre correcte qui se regarde sans déplaisir. L’auteur parvient à maintenir un rythme tout du long et à doter ses personnages d’une certaine profondeur. Des atouts louables souvent absent dans de nombreuses bobines horrifiques contemporaines.
Mister Babadook de Jennifer Kent

Mister Babadook de Jennifer Kent

Première réalisation de Jennifer Kent, Mister Babadook s’était constitué une très bonne réputation auprès des festivals dans lesquels il a été projeté. Il a notamment raflé un grand nombre de prix lors de la 21éme édition du festival de Gérardmer. Sur la thématique, l’œuvre est