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Massacre à la tronçonneuse de David Blue Garcia

Massacre à la tronçonneuse de David Blue Garcia

En 2013 le public découvre Fede Alvarez avec son remake radical d’Evil Dead. Cette relecture gore et dénué d’humour divise énormément. Nous retrouvons d’un côté les personnes attachées à la vision de Sam Raimi et de l’autre celles acceptant cette alternative. En 2018 sort Halloween 

N’ecoute pas d’Angel Gómez Hernández

N’ecoute pas d’Angel Gómez Hernández

Après avoir réalisé une petite dizaine de court-métrages, Angel Gómez Hernández passe au format long avec N’écoute pas. Distribué sur Netflix, l’œuvre s’intéresse aux mésaventures d’un couple et leur enfant dans une maison isolée. Passée une scène d’introduction annonçant les horreurs à venir, nous découvrons 

Balle perdue de Guillaume Pierret

Balle perdue de Guillaume Pierret

Après avoir réalisé quelques courts-métrages ainsi qu’une poignée d’épisodes pour le Golden Moustache et le Golden Show, Guillaume Pierret passe au format long avec Balle perdue.
L’auteur s’entoure d’un casting solide entre habitué du genre et acteurs sortant de leur zone de confort.
D’une durée relativement courte, l’auteur dresse une intrigue épurée permettant de se concentrer sur le cœur de l’intrigue. On retrouve une structure scénaristique proche de certaines œuvres de Fred Cavayé telles que Mea culpa ou À bout portant.
Le réalisateur opte pour des unités de lieu et de temps réduites afin de retranscrire la tension inhérente au récit. Le rythme est ainsi maintenu pied au plancher du début à la fin. On ressent d’autant plus efficacement l’urgence des situations vécues par Lino. Les brefs moments d’accalmie permettent de développer le passif des personnages et leurs motivations respectives.
Balle perdue Guillaume Pierret Screenshooter
L’immersion dans cet univers est donc immédiate. Les protagonistes ont un caractère bien trempé servant efficacement le récit. Pour les habitués du genre, nous nous retrouvons rapidement en terrain connu. L’ensemble répond au cahier des charges entre courses-poursuites effrénées et confrontations tendues. Malgré sa trajectoire classique dans ce genre de récit, l’auteur nous réserve quelques surprises durant le parcours.
Guillaume Pierret réalise donc une œuvre bien rythmé et ne nous laissant aucun répit.
Pour autant, le plaisir procuré par Balle perdue est éphémère. Une fois la bobine terminée, la prise de recul nous pousse à constater que le film d’action français se retrouve constamment cantonné à un format précis. Bien qu’efficace dans le genre qu’il investit, le long-métrage suit un chemin balisé depuis de nombreuses années. Ce type de production française est certes rare dans le catalogue Netflix. En observant les propositions passées par divers réalisateurs français, nous retrouvons des codes déjà utilisés par Eric Valette, Julien Seri ou encore Florent-Emilio Siri.
Nous nous retrouvons finalement avec un sentiment partagé.
D’un côté, il est indéniable que le réalisateur a démontré ses capacités à proposer un film d’action efficace dans la lignée des productions étrangères dont le public est friand. Il nous tarde de découvrir ses futurs projets et d’observer la trajectoire artistique que l’auteur prendra.
D’un autre côté, au sein du paysage cinématographique français, il est un rappel écrasant quant à la difficulté de l’industrie à produire mais surtout diffuser des œuvres peu conventionnelles. Netflix est certes une alternative aux studios de cinéma et permet à certains projets de voir le jour. Pour autant, il semble imposer un certain format aux œuvres qu’Il finance.
Aterrados de Demián Rugna

Aterrados de Demián Rugna

Œuvrant pour le genre depuis de nombreuses années, Demián Rugnase s’est forgé une solide réputation grâce à son dernier film : Aterrados. Il a ainsi rejoint le catalogue Netflix et s’est notamment fait remarquer par Guillermo del Toro. Se situant dans un quartier résidentiel, l’auteur 

El autor de Manuel Martín Cuenca

El autor de Manuel Martín Cuenca

Se déroulant à Séville, l’œuvre de Manuel Martín Cuenca nous place au côté d’un écrivain en devenir. Cet homme, Àlvaro, rêve d’une reconnaissance à la hauteur de son talent d’écriture. Nous découvrons dans un premier temps son quotidien entre son travail dans un cabinet notarial, 

The punisher saison 2 de Steve Lightfoot

The punisher saison 2 de Steve Lightfoot

Entre 1989 et 2009, les péripéties de Franck Castle ont eu le droit à trois adaptations cinématographiques à la qualité très variables. 
Le développement du Marvel’s Universe sur Netflix a permis à cet anti-héros de refaire surface. Apparu dans la deuxième saison de Daredevil, il revient l’année suivante en tant que personnage central.
La première saison intégrait l’origine du protagoniste au sein d’une intrigue emplie de jeux de pouvoirs et faux-semblants. Ces treize épisodes permirent d’imposer Jon Bernthal comme un choix pertinent pour incarner cet ancien Marine assoiffé de vengeance. 
En souhaitant humaniser le personnage au travers des interactions sociales, Steve Lightfoot étira plus que de raison cette première saison. Fort heureusement, le récit fut composé d’une galerie d’individus captivants et de confrontations bien nerveuses. 
La seconde saison effectue une courte ellipse. Le premier épisode nous permet de découvrir comment les protagonistes ont évolué suite aux événements précédents et amorce une nouvelle intrigue. 
Nous sommes rapidement replongés dans ce nouveau récit. Les mécanismes amenant les problématiques à venir restent banales: Franck Castle est au mauvais endroit au bon moment. Pour autant, l’événement déclencheur est bien amené. L’auteur prend le temps de développer son anti-héros avant de le relancer sur la voie des armes. 
The punisher saison 2 Steve Lightfoot Screenshooter Ben Barnes
Les nouveaux individus s’intègrent parfaitement dans l’univers du Punisher. On continue d’explorer la thématique de l’ennemi intérieur. Un sujet qui s’ancre parfaitement avec la mentalité de Castle. 
La structure narrative est quant à elle très classique. On passe par différentes phases de confrontation afin d’obtenir une compréhension totale des motivations du camp adverse. 
Nous restons évidemment dans une machination impliquant les nantis. La différence se situe surtout dans la personnalité de ces nouveaux antagonistes : le corps militaire dans la première saison et les évangélistes dans la seconde. 
Malheureusement, la construction scénaristique crée un rythme inconstant. 
Outre cette nouvelle intrigue, l’auteur décide de développer une suite aux événements passés. Le problème est que l’évolution d’un segment se fait bien souvent au détriment de l’autre. Certains protagonistes ne réussissent pas à cohabiter sur les deux récits. 
De ce fait, certains épisodes écartent volontairement des individus clés. Cette gestion se justifie évidemment par les événements narrés. Pour autant, la trajectoire scénaristique n’est pas naturelle et se fait ressentir.
Il aurait été plus pertinent de se concentrer sur le récit autour de Rachel et sa traque. Comme pour la première saison, Steve Lightfoot avait tout à gagner à dégraisser son matériau. Nous sommes censés ressentir la menace latente que représente John Pilgrim. Or, dilué et mis de côté parfois, cette sensation n’est jamais présente. 
Au final, The Punisher reprend la même formule que pour sa première saison autant dans ses qualités que ses défauts. L’expérience est donc frustrante tant tous les éléments sont là pour obtenir un actionner sec, violent et jouissif. On continuera donc de se tourner vers les productions Cinemax (Strike Back, Banshee,…) pour se repaître de telles œuvres.
Vermin saison 1 d’Alexis Beaumont, Hafid F. Benamar & Balak

Vermin saison 1 d’Alexis Beaumont, Hafid F. Benamar & Balak

Auteur de Lastman et co-créateur de Les Kassos, Balak s’entoure de l’acteur Hafid F. Benamar et d’Alexis Beaumont pour développer son nouveau projet : Vermin.  Diffusé dans un premier temps sur l’application Blackpills, la série rejoint avec Crisis Jung le catalogue Netflix.  Nous plongeons dans le 

Crisis Jung de Gobi et Jérémie Périn

Crisis Jung de Gobi et Jérémie Périn

Après Love, Death & Robots, Netflix poursuit sa production d’animation à destination d’un public adulte avec Crisis Jung.  Le projet est développé par les studios français Bobbypills et Blackpills, deux sociétés spécialisées dans ce domaine.  Aux commandes, nous retrouvons Gobi et Jérémie Périn. Le premier 

Marianne de Samuel Bodin

Marianne de Samuel Bodin

En une bonne dizaine d’années, Samuel Bodin a eu l’occasion de donner sa vision du chevalier noir, d’explorer les tréfonds des prisons les plus dangereuses ou encore de raconter sa version du Débarquement.
Cette fois, l’auteur s’attaque à la sorcellerie et décide de s’établir en terres bretonnes. Il faut dire que la nature sauvage et contrastée de ces côtes françaises sont propices pour développer ce type de folklore.
L’annonce d’un tel projet a de quoi attiser la curiosité des afficionados du milieu. Rare sont les œuvres francophones à voir le jour sans avoir dû passer par un chemin de croix des plus décourageant.
Retrouver Marianne dans le catalogue Netflix, en tant que production originale, montre que la plateforme peut être une alternative face aux problématiques d’exploitation des œuvres de genre français.
L’auteur installe efficacement son récit, ses personnages et son univers en deux épisodes particulièrement éprouvants. On cerne rapidement le caractère d’Emma, son activité professionnelle et sa vie privée.
Le tableau ainsi dressé, le réalisateur a toute la latitude pour développer son univers.
Le rythme est donc tempéré. Les personnages sont étoffés, notamment via des flashbacks. La synergie au sein du groupe se dévoile au gré des interactions. Chaque individu a une place précise et un rôle à jouer. Le caractère respectif de ces membres est, bien que limité, en adéquation avec le ton adopté pour l’œuvre.
En effet, le traitement distinct, entre les instants de terreur et l’enquête pour résoudre le problème, crée une alchimie particulière.
Marianne Samuel Bodin Mireille Herbstmeyer
D’un côté, on retrouve, dans les mécaniques de la peur, la formule développée par James Wann dans Insidious.
L’introduction d’éléments horrifiques se greffe dans une réalité palpable. Elle s’effectue de façon imprévisible car non régi par un schéma préétabli. Elle joue sur un timing précis entre les signes annonciateur d’un dysfonctionnement et son apparition.
Une fois l’élément surnaturel présent, la caméra force le spectateur à vivre la situation au même titre que les protagonistes. Aucune échappatoire n’est possible, la sorcière est maîtresse en ces instants et ne s’en va qu’une fois repu.
La mécanique est plutôt élémentaire mais très efficace dans sa mise en application. L’auteur diversifie les confrontations pour éviter de tomber dans une routine.
À l’exact opposé, les autres situations sont abordées avec un second degré déconcertant. En effet, la juxtaposition d’événements horrifiques à ces moments plus légers, dans leur forme, est de prime abord bancal.
Cette alchimie diffuse une ambiance étrange. On aurait pu s’attendre à une atmosphère morose, tant la trajectoire empruntée s’annonce dramatique. L’auteur en décide autrement, en créant des protagonistes au caractère atypique : la jeune écrivaine et l’inspecteur en tête de liste.
La formule fonctionnera selon la tolérance du spectateur. Il est logique que certains soient réfractaires, car les ruptures de ton ne sont pas négligeables. D’autant plus que le jeu des deux actrices principales n’est pas des plus justes. Fort heureusement, les instants tragiques bénéficient d’un traitement approprié et les personnages sont suffisamment travaillés pour tolérer ce choix artistique.
 
En construisant ainsi son œuvre, Samuel Bodin lui confère une identité qui lui est propre. Le soin apporté à la création d’un univers fantastique en terres bretonnes est une franche réussite. L’environnement est constamment mis au profit du scénario. La réalisation capte la nature sauvage de ces endroits pour renforcer le danger entourant nos protagonistes.
Une bonne découverte donc , qui semble être le début d’une série de productions de genre français sur Netflix, si l’on se base sur l’arrivée prochaine de Mortel.
El Camino de Vince Gilligan

El Camino de Vince Gilligan

Six années séparent la fin initiale de Breaking Bad d’El Camino. Entre temps, Vince Gilligan aura eu l’occasion de fournir un spin-off, particulièrement réussi, centré sur Saul Goodman. Cette fois, l’auteur décide de se focaliser sur Jesse Pinkman. L’intention est plus que louable tant l’évolution