Étiquette : netflix

Love, Death & Robots Saison 3

Love, Death & Robots Saison 3

Après une deuxième saison quelque peu fade et trop polissé, l’anthologie animée de Netflix est de retour avec neuf nouveaux segments.   Initiant ce nouvel opus avec notre fameux trio de touristes robotiques, nous retournons en terrain connu avec cette exposition de l’absurdité humaine. Nous 

Massacre à la tronçonneuse de David Blue Garcia

Massacre à la tronçonneuse de David Blue Garcia

En 2013 le public découvre Fede Alvarez avec son remake radical d’Evil Dead. Cette relecture gore et dénué d’humour divise énormément. Nous retrouvons d’un côté les personnes attachées à la vision de Sam Raimi et de l’autre celles acceptant cette alternative. En 2018 sort Halloween 

N’ecoute pas d’Angel Gómez Hernández

N’ecoute pas d’Angel Gómez Hernández

Après avoir réalisé une petite dizaine de court-métrages, Angel Gómez Hernández passe au format long avec N’écoute pas. Distribué sur Netflix, l’œuvre s’intéresse aux mésaventures d’un couple et leur enfant dans une maison isolée.

Passée une scène d’introduction annonçant les horreurs à venir, nous découvrons l’environnement de la famille. On comprend rapidement la situation vécue par celle-ci et notamment la particularité d’Éric, le jeune garçon.
Nous trouvons aisément nos marques dans l’univers dévoilé par l’auteur. Ce dernier nous narre le calvaire d’individus en proie à une entité surnaturelle. Une fois la thématique assimilée, il n’est guère difficile de deviner les différents mécanismes scénaristiques déployés. Sa trajectoire n’a rien de surprenant. On retrouve l’ensemble des étapes usuelles entre le déni de la situation jusqu’au recours à une aide extérieure.
De même, les manifestations surnaturelles ont un goût de déjà-vu. Pire, certains moments s’étirent plus que de raison annihilant toutes tensions. Le frisson est rarement au rendez-vous malgré la manifestation récurrente de l’être maléfique.
Au sein de cet œuvre des plus convenu, un seul élément tire son épingle du jeu et offre des sursauts d’attentions. Il s’agit du sort réservé aux protagonistes.

N'ecoute pas Angel Gómez Hernández Screenshooter

En effet, contrairement au traitement de son sujet, Angel Gómez opte pour une approche radicale pour l’évolution de ses personnages. Plus qu’une annonce sur la thématique à venir, la scène d’introduction nous présente surtout le sort réservé à tous ceux gravitant autour de cette famille et leur demeure. Nous sommes habitués à voir les protagonistes malmenés tout au long du film. La mort reste malgré tout un sort rarement infligé.
N’écoute pas s’affranchit de ce procédé et n’hésite pas à sacrifier n’importe quel individu au profit de la dynamique de son récit. Ce choix est payant. Il compense la tiédeur de l’intrigue en injectant un jeu de massacre aux mises à mort efficaces. Toute personne s’approchant trop près de cet environnement maudit se retrouve maltraitée.
On navigue ainsi entre une structure narrative convenue et des destins funestes étonnants. Cette combinaison permet de maintenir un minimum d’intérêt tout au long du film.

En somme, Angel Gómez Hernández offre un divertissement ne se démarquant pas suffisamment du tout-venant. Il en est d’autant plus dommage que sur certains aspects l’auteur apportait une radicalité bienvenue. La scène finale synthétise parfaitement ce ressenti. Nous avons un dénouement inattendu et d’une noirceur absolue mais dont la mise en scène désamorce la puissance narrative.
La frustration est d’autant plus palpable que les idées sont présentes mais manque d’une application plus rigoureuse. Difficile de ne pas penser à Atterados tant les deux partagent une thématique éculée. La différence se retrouve dans le traitement de leur sujet. Le film de Demián Rugna compense par une structure sous forme de chapitre. Il combine ainsi trois intrigues en une seule et ne nous laisse aucun temps mort.
Au vu de son sujet, l’œuvre du réalisateur ibérique aurait eu tout à gagner en s’inspirant de cette approche. On espère que ses futurs projets seront plus aboutis.

Balle perdue de Guillaume Pierret

Balle perdue de Guillaume Pierret

Après avoir réalisé quelques courts-métrages ainsi qu’une poignée d’épisodes pour le Golden Moustache et le Golden Show, Guillaume Pierret passe au format long avec Balle perdue. L’auteur s’entoure d’un casting solide entre habitué du genre et acteurs sortant de leur zone de confort. D’une durée 

Aterrados de Demián Rugna

Aterrados de Demián Rugna

Œuvrant pour le genre depuis de nombreuses années, Demián Rugnase s’est forgé une solide réputation grâce à son dernier film : Aterrados. Il a ainsi rejoint le catalogue Netflix et s’est notamment fait remarquer par Guillermo del Toro. Se situant dans un quartier résidentiel, l’auteur 

El autor de Manuel Martín Cuenca

El autor de Manuel Martín Cuenca

Se déroulant à Séville, l’œuvre de Manuel Martín Cuenca nous place au côté d’un écrivain en devenir. Cet homme, Àlvaro, rêve d’une reconnaissance à la hauteur de son talent d’écriture.
Nous découvrons dans un premier temps son quotidien entre son travail dans un cabinet notarial, ses cours du soir et sa vie sentimentale. Une fois le tableau dressé, l’auteur s’amuse à détruire ce cadre faussement idyllique telle une bourrasque sur un château de cartes.
Nous arrivons rapidement au cœur du sujet : la rédaction de son roman et surtout ses sources d’inspiration.
La vie au sein d’un immeuble et l’intrusion d’un individu dans le quotidien des résidents nous rappel Malveillance de Jaume Balagueró. À la différence de son confrère espagnol, Manuel Martín Cuenca délaisse le thriller pur et opte pour une comédie dramatique. Pour autant, les deux hommes construisent leur récit sur une même approche : la retranscription des événements à travers le point de vue d’une personne amorale. En effet, bien que les situations soient parfois risibles, les motivations de cet homme restent méprisables. La gravité de ses malversations monte crescendo. Nous sommes donc amenés dans un premier temps à minimiser ses actes tant leurs impacts sont inoffensifs dans le quotidien du voisinage. 
Évidemment cela est de courte durée et le protagoniste tombe dans une spirale perverse où seul compte la rédaction de son ouvrage. 

El autor Manuel Martín Cuenca Screenshooter Javier Gutierrez
L’évolution de l’intrigue réserve quelques surprises mais reste très convenu dans son ensemble. Fort heureusement, la personnalité de l’écrivain amateur et les situations dans lesquelles il se retrouve permettent de rythmer le récit. 
C’est dans cette approche que réside l’atout principal du film. L’auteur a l’intelligence de créer une galerie de personnages dénués de tout manichéisme. Chaque protagoniste est autant victime que coupable dans cette histoire. Certes, la nature de leurs méfaits n’est jamais identique mais permet de nuancer l’image que l’on se fait des différents individus. 
On s’amuse autant que l’on s’effare des conséquences de l’attitude d’Àlvaro. 
Le rythme du film repose énormément sur un mécanisme de cause à effet. Il permet dans un premier temps d’installer rapidement le contexte et suivre l’évolution de notre protagoniste. Une fois que la trame est lancée, les séquences sont amenées à être plus longue. Une baisse de régime est donc amorcée. 
Malheureusement, le récit n’est pas suffisamment complexe pour supporter ce changement de tempo. L’œuvre avait au contraire tout à gagner de s’épurer d’une petite demi-heure pour maintenir l’allure. 
Au final, El autor réussi à capter notre attention dans sa première partie mais peine à nous tenir en haleine. L’ensemble reste agréable, bien écrit et composé de personnages attachants.
The punisher saison 2 de Steve Lightfoot

The punisher saison 2 de Steve Lightfoot

Entre 1989 et 2009, les péripéties de Franck Castle ont eu le droit à trois adaptations cinématographiques à la qualité très variables.  Le développement du Marvel’s Universe sur Netflix a permis à cet anti-héros de refaire surface. Apparu dans la deuxième saison de Daredevil, il 

Vermin saison 1 d’Alexis Beaumont, Hafid F. Benamar & Balak

Vermin saison 1 d’Alexis Beaumont, Hafid F. Benamar & Balak

Auteur de Lastman et co-créateur de Les Kassos, Balak s’entoure de l’acteur Hafid F. Benamar et d’Alexis Beaumont pour développer son nouveau projet : Vermin.  Diffusé dans un premier temps sur l’application Blackpills, la série rejoint avec Crisis Jung le catalogue Netflix.  Nous plongeons dans le 

Crisis Jung de Gobi et Jérémie Périn

Crisis Jung de Gobi et Jérémie Périn

Après Love, Death & Robots, Netflix poursuit sa production d’animation à destination d’un public adulte avec Crisis Jung. 
Le projet est développé par les studios français Bobbypills et Blackpills, deux sociétés spécialisées dans ce domaine. 
Aux commandes, nous retrouvons Gobi et Jérémie Périn. Le premier est auteur de nombreuses BD telles que Lucha Libre, Tequila ou Zblucops. Le second a notamment réalisé l’adaptation en série de Lastman. 
L’œuvre est découpée en dix épisodes d’environ sept minutes. Un format extrêmement court, parfaitement adapté pour un support mobile. Le choix n’est guère étonnant sachant que Blackpills cible ce type d’écran. La structure est en phase avec sa durée. Passé l’épisode d’introduction, Crisis Jung dévoile l’itération sur laquelle le récit va se baser. 
À chaque chapitre, Jung devra affronter un nouveau sbire de Petit Jésus. Cette confrontation le pousse à se remettre en question pour mieux surmonter son épreuve. Il effectue ainsi la quête initiatique propre à tout héros. 
La trajectoire est linéaire. Elle est centrée uniquement sur ce personnage et ne s’encombre pas d’intrigues annexes. Le récit est ainsi parfaitement adapté à son format. Les individus se définissent dans les péripéties qu’ils vivent. On obtient ainsi une profondeur dans la personnalité de chacun sans avoir à passer par de longues séquences de dialogues. 
Crisis Jung Gobi Jérémie Périn Screenshooter Poing dressé
Par ailleurs, les auteurs assimilent intelligemment les codes de l’heroic-fantasy et du jeu d’aventure. On retrouve la figure de l’être prophétique censée mettre un terme au chaos ambiant. Il est entouré d’un lot d’individus aux compétences complémentaires. Chaque échec lui permet de débloquer une nouvelle aptitude. Les membres des villages ou clan sont interchangeables et ne servent qu’à aiguiller les protagonistes vers leur destination finale. Ces différents archétypes sont détournés par un traitement par l’absurde des événements et des protagonistes. 
En effet, que cela soit dans la résolution des conflits que dans le comportement des personnages, le duo incorpore constamment des éléments parodiant l’univers qu’ils investissent. L’extravagance et le politiquement incorrect sont omniprésents. 
Le résultat est donc une œuvre d’une forme très légère et caricaturale cachant un fond intelligemment travaillé. Une osmose qui fait mouche. On se laisse embarquer dans cette aventure durant une bonne heure sans qu’on ne se lasse des péripéties vécues par Jung.
Marianne de Samuel Bodin

Marianne de Samuel Bodin

En une bonne dizaine d’années, Samuel Bodin a eu l’occasion de donner sa vision du chevalier noir, d’explorer les tréfonds des prisons les plus dangereuses ou encore de raconter sa version du Débarquement. Cette fois, l’auteur s’attaque à la sorcellerie et décide de s’établir en