Étiquette : science-fiction

Captive State de Rupert Wyatt

Captive State de Rupert Wyatt

Réalisateur à la carrière aussi discrète qu’inconstante, Rupert Wyatt s’est fait connaitre du grand public avec le reboot de La planète des singes en 2011. Sept années plus tard, il retrouve le chemin des salles obscures avec Captive State. Ouvrant sur une scène d’évacuation à 

Qu’importe si les bêtes meurent de Sofia Alaoui

Qu’importe si les bêtes meurent de Sofia Alaoui

Remarqué dans divers festivals à travers le monde, notamment Sundance où il reçut le Grand Prix du Jury, Qu’importe si les bêtes meurent est le dernier court-métrage en date de Sofia Alaoui. L’autrice nous place aux côtés d’Abdellah. Ce jeune éleveur en chemin pour soigner 

The last girl de  Colm McCarthy

The last girl de Colm McCarthy

The Last Girl est le deuxième long de Colm McCarthy. Sa genèse est pour le moins atypique. L’œuvre est adaptée d’une nouvelle dont l’auteur en a ensuite tiré simultanément le scénario du film et un roman. De primes abords, la thématique est loin d’être innovante. Le post-apo zombiesque se retrouve très souvent à remplir les catalogues de plateformes SVOD dans l’indifférence le plus total. Rare sont les productions se démarquant du lot, le dernier apportant un soupçon d’originalité est sûrement Warm Bodies. Pour autant, même avec les recettes les plus éculées, nous pouvons voir naître des films originaux. Tout est une question de savoir-faire.

Dès les premiers instants, l’auteur nous place aux côtés de Mélanie, une jeune fille transpirant l’innocence et la bienveillance. Nous découvrons son quotidien partagé entre son isolement dans une cellule sommairement meublée et une salle de « cours » lui permettant de retrouver ses comparses.
L’absence d’éléments préliminaires accentue la violence entre l’attitude de Mélanie et le traitement qu’elle subit. On découvre rapidement la raison pour laquelle les soldats adoptent un tel comportement envers ces enfants. Une fois la présentation des protagonistes effectuée, le récit sort de son milieu confiné pour nous faire prendre l’air et ainsi lancer le cœur de son intrigue.

Nous sommes rapidement happés par ce voyage. La raison réside dans le choix du personnage central. L’être le plus dangereux est aussi celui envers lequel on éprouve le plus d’empathie. L’auteur crée ainsi une dualité captivante. De plus, de par son préambule volontairement inconfortable, nous sommes naturellement enclin à prendre parti pour l’opprimée. Quand bien même cette dernière représente originellement une menace bien plus grande.
Colm McCarthy joue de cette dualité en incorporant divers éléments empêchant ainsi de se retrouver avec des personnages manichéens. Il nous est difficile de haïr pleinement l’un d’eux. Leur passif respectif nous permet d’entrevoir leur part humanité et les nobles intentions sous-jacentes. À l’inverse, même si le caractère de Mélanie la rend terriblement attachante, elle reste un être imprévisible mue par un instinct de survie primale.

Il est évident que ces différentes émotions ressenties ne seraient possibles sans une performance d’acteurs des plus juste. La révélation de cette œuvre est assurément Sennia Nanua. Débutant sa carrière en 2015 via le court-métrage Beverley, The Last Girl est son premier long. Pour autant, son aisance devant la caméra ne laisse en rien deviner sa courte d’expériences dans ce milieu.
Outre les qualités susmentionnées, un autre élément nous stimule lors du visionnage. En effet, tout au long du récit, il est difficile de ne pas penser à l’univers vidéoludique de The Last of Us. L’analogie entre ces deux œuvres, réside principalement dans la description du monde post-apocalyptique ainsi que la nature végétale de la menace planétaire. Cet élément permet de dépoussiérer la mythologie entourant le Zombie. Ces choix permettent de crédibiliser le récit et facilitent ainsi notre immersion dans ce futur pessimiste.

Il est difficile de trouver des défauts à l’œuvre. Il y a certes une baisse du régime en cours de route, mais cela s’explique par un premier acte mouvementé et la volonté de ralentir la cadence afin d’étoffer ses personnages. De plus, l’auteur fait preuve d’une maîtrise sur tous les plans : le récit est bien ficelé, les personnages bien définis et la B.O est hypnotisante.

En somme, The Last Girl est une agréable surprise, touchante et imprévisible. On se laisse porter dans ce road trip nihiliste qui n’a de cesse de sortir des chemins balisés du genre. Le final confirmera ce constat en offrant une conclusion aussi inattendue que pertinente. On espère que les prochains projets de Colm McCarthy seront tout autant stimulant.

Vivarium de Lorcan Finnegan

Vivarium de Lorcan Finnegan

Seconde réalisation de Lorcan Finnegan, Vivarium s’était fait remarquer en 2019 lors de sa sélection à la Semaine de la critique du Festival de Cannes mais surtout en obtenant le Grand prix nouveau genre lors de L’Étrange Festival. L’auteur nous propose de suivre un jeune 

I am Mother de Grant Sputore

I am Mother de Grant Sputore

Après un court-métrage, Legacy, en 2008 et quelques épisodes, pour la série Castaway, en 2011, Grant Sputore passe aux commandes d’une œuvre science-fictionnelle pour enrichir le catalogue Netflix. Passé une introduction synthétisant parfaitement la situation initiale en dehors et au sein du bunker, l’auteur nous 

Final Space Saison 1 de  Olan Rogers

Final Space Saison 1 de Olan Rogers

Youtubeur par essence, Olan Rogers a développé de nombreux court-métrages (New Prime, The Last Scene,…). En 2010, l’auteur souhaite lancer une série intitulée Gary Space. Cette dernière connaîtra de nombreuses évolutions, initialement le projet était pensé comme une web-série destinée à sa chaîne YouTube, pour aboutir à la diffusion de Final Space sur Netflix.Nous évoluons au côté de Gary, Le Gary, jeune homme immature, maladroit et condamné à une peine de cinq ans dans un vaisseau carcéral, pour avoir voulu impressionner Quinn, membre de la Infinity Guard, et détruisant ainsi de nombreux vaisseaux de ladite garde.
Le récit se construit parallèlement entre ces deux personnages au gré de leurs rencontres respectives. Leurs péripéties permettant de dérouler les enjeux de chacun, et in fine, les fusionner.
Ces aventures permettent à l’auteur de développer son univers, entre planètes hostiles et espèces à l’anatomie variée.Chaque épisode se compose d’une première minute sur un évènement à venir, puis d’une quête nouvelle à accomplir pour, lentement, découvrir les causes ayant abouties à la situation du prologue.
Bien qu’ayant des personnages atypiques, maladroitement attachant, l’auteur ne crée pas pour autant une œuvre légère. Les scènes d’actions sont ponctuées de moments sanglants, la Mort est constamment présente aux côtés de notre équipage. Certains ne survivront pas à cette première saison, malgré leur omniprésence à l’écran.
Ce décalage, entre l’aspect cartoonesque, la violence des situations et la tendresse d’autres, permet d’ancrer son récit dans un futur science-fictionnel plausible, tangible. De part les interactions naturelles entre les personnages et leur environnement, Olan Rogers facilite l’acceptation des évènements vécues et notamment la nature de l’espace fini.

final space gary mooncake avocato

L’auteur semble avoir croisé différentes réflexions sur le genre science-fictionnel et ses propositions cinématographiques existantes.
Concernant les questions sur l’univers et son infinité, l’auteur rejoint le point de vue de Men In Black 1 et son final.
Une autre inspiration se retrouve aussi dans la caractérisation des membres de l’équipage de Gary et leurs interactions. On retrouve beaucoup de points communs avec les Gardiens de la Galaxy. L’absence de figure paternelle auprès de Gary fait écho au passé de Star Lord. Le comportement de Quinn face à son corps de métier se positionne dans la même démarche que Gamora. Mooncake interagit comme Groot et est tout autant mignon que dangereux. Avocato, de par sa hargne, nous rappelle Rocket. Enfin, Little Cato, de par son évolution, se transforme en Drax.
Fort heureusement, ses similarités ne sont pas explicitement affichées. Il est possible que cela ne soit que pur hasard. Pour autant, au vu de la tenue vestimentaire de Gary sur la fin de saison, il est difficile de croire à de simples coïncidences.

Ainsi, grâce à ses personnages haut en couleur, aux situations oscillants entre tragédie et comédie et à son format court, Olan Rogers offre une série à la qualité constante. Ce qui semblait être un ersatz de Rick et Morty made in Netflix se révèle être une authentique odyssée spatiale. On ne peut que s’impatienter de découvrir la suite de Final Space.

Upgrade de Leigh Whannell

Upgrade de Leigh Whannell

Après avoir longuement œuvré dans l’ombre, en tant que producteur et scénariste, pour les franchises Saw et Insidious, Leigh Whannell passe derrière la caméra pour les besoins d’Insidious : chapitre 3. Fort de cette première expérience, l’homme revient pour nous offrir Upgrade, cet habitué des