Étiquette : comedie

The Blind Man Who Did Not Want to See Titanic de Teemu Nikki

The Blind Man Who Did Not Want to See Titanic de Teemu Nikki

Amorçant sa carrière en 1995 avec Möykky, Teemu Nikki a depuis réalisé une vingtaine de court-métrages, participé à quatre séries et tourné deux films. The blind man… est son second long. Pour narrer le périple de son protagoniste, l’auteur opte pour une immersion totale. La 

Scare me de Josh Ruben

Scare me de Josh Ruben

L’univers horrifique nous berce depuis des décennies avec des anthologies que ce soit sous forme de comics avec Creepshow, de séries avec American Horror Story ou de films avec The Mortuary Collection. Dans le septième art, il est courant de se retrouver avec des œuvres 

Promising Young Woman d’Emerald Fennell

Promising Young Woman d’Emerald Fennell

Débutant sa carrière en tant qu’actrice en 2010, Emerald Fennell passe à la réalisation en 2018 avec le court-métrage Careful How You Go.
En 2021, la réalisatrice revient avec Promising Young Woman. Ce long-métrage a remporté l’Oscar du Meilleur scénario original et deux prix au BAFTA (Meilleur film britannique, Meilleur scénario original). Des distinctions prestigieuses pour son premier long ne faisant qu’alimenter notre curiosité quant à cette première œuvre.

En quelques scènes, la réalisatrice dresse efficacement son décor. Nous adopterons uniquement le point de vue de Cassie. Nous l’accompagnons durant un fragment de sa vie. Une courte période terriblement charnière pour son existence.
Le spectateur est appelé à rassembler les pièces du puzzle de son passé afin de comprendre son parcours. Les interactions auprès d’autres individus nous permettent de mieux cerner notre protagoniste et les raisons de sa situation.
Pendant que cette jeune femme oscille entre quête vengeresse et l’espoir d’une paix salutaire, nous sommes amenés à nous interroger sur nos rapports avec notre entourage. Le récit est composé d’une galerie de personnes toxiques à un degré variable. Cette diversité permet d’avoir un tableau complet sur les différents êtres permettant à ce que des actes destructeurs puissent être perpétrés en toute impunité.
L’autrice évite pour autant tout manichéisme en montrant les failles de chacun et les possibles tentatives de rédemption de certains.

Carey Mulligan lit boit comptoir

Pour aborder un sujet aussi dense et tragique, l’autrice opte pour une tonalité douce-amère. La personnalité de Cassie est détonante. Ses traumatismes l’ont autant détruit socialement que renforcer grâce à des mécanismes de défense. En ressort une irrévérence constante dans ses interactions auprès d’autrui. Cette attitude contextualisée avec son passé permet de générer de l’empathie pour cette personne.
Cette approche permet de suivre les tourments internes de la jeune femme sans avoir à les expliciter. Nous comprenons ses agissements et ses hésitations car nous avons suivi au plus près ses instants.
À travers son parcours, Emerald Fennell dresse le portrait d’une femme traumatisée par son passé et laissée pour compte dans son processus de reconstruction. Bien qu’entouré dans son quotidien, il en ressort une profonde solitude dans ses errances. L’incompréhension des autres ne fait que renforcer son isolement.
Nous nous retrouvons donc dans une posture double. La première en tant que témoin des événements de sa vie et son combat. La seconde en tant qu’unique confident capable de comprendre sa démarche. En effet, que nous cautionnons ou non ses actes, nous ne pouvons pas nier la douleur et le désespoir qui l’anime.
En ce sens, la trajectoire émotionnelle de notre héroïne est riche et l’autrice n’hésite pas à nous malmener face aux situations qu’elle doit traverser.

Une fois le générique de fin amorcé, nous sommes partagés entre une profonde tristesse et l’admiration pour ce parcours. Il est stupéfiant de constater que Promising Young Woman n’est que la première réalisation d’Emerald Fennell tant l’œuvre est maîtrisée de bout en bout.
Il est certain que la carrière de cette artiste est à suivre de près afin de découvrir la diversité de son univers en devenir. Son prochain projet est Zatanna où elle officie en tant que scénariste.

Fargo saison 4 de Noah Hawley

Fargo saison 4 de Noah Hawley

Créé en 2014 par Noah Hawley, Fargo était initialement une adaptation du film éponyme des frères Coen. Par la suite, la série a muté en anthologie reprenant les codes scénaristiques établis dans la première saison. Cette quatrième itération s’intéresse aux conflits entre familles mafieuses. Le 

The Hunt de Craig Zobel

The Hunt de Craig Zobel

La nouvelle Le Plus dangereux des gibiers de Richard Connell est notamment connu grâce à son adaptation cinématographique Les Chasses du comte Zaroff. The Hunt reprend sa thématique mais avec une approche plus corrosive. Ouvrant sur une exécution dans un avion, l’auteur nous présente les 

Fear inc de Vincent Masciale

Fear inc de Vincent Masciale

Après avoir réalisé de nombreux courts-métrages, Vincent Masciale offre une version longue à l’un de ses projets avec Fear Inc.
L’auteur nous place aux côtés d’un homme en quête de grands frissons. Ses connaissances dans le genre horrifique font de lui un être désabusé par le manque d’audace des entreprises d’épouvante. Son quotidien va changer lorsqu’il découvre la société éponyme au titre.

Passée une introduction nous offrant un avant-goût des tensions à venir, le réalisateur nous présente ses quatre protagonistes. Joe se démarque du lot de par sa personnalité et sa soif d’effroi. Il est directement présenté comme l’individu central au sein de l’intrigue. L’ensemble des événements est provoqué par ses agissements. De même, toutes les scènes sont vécues à travers son point de vu.
La première partie permet de comprendre la dynamique entre les personnages. Il annonce aussi la tonalité de l’œuvre.
En effet, le récit opte pour une approche méta du genre horrifique permettant d’injecter une dose d’humour. Le choix est pertinent. Il permet de nous faciliter l’acceptation des situations. Joe porte notre voix pour exprimer nos remarques autant sur les agissements de ses comparses que sur les mises à mort extrêmement référencées. Une proximité est ainsi créée entre cet individu et le spectateur. Nous nous amusons des situations autant que cet homme.
Outre cet axe scénaristique, Vincent Masciale  a l’intelligence d’entretenir l’ambiguïté sur les motivations réelles des assaillants. Les interactions entre les personnages permettent d’entretenir ce mystère. Le réalisateur crée ses twists uniquement sur cet élément. Une facilité qui a le mérite de rythmer l’œuvre. Chaque changement de direction apporte une redéfinition des enjeux. Bien que l’auteur abuse de cet artifice, la maîtrise de son sujet nous permet d’apprécier pleinement l’ensemble.
Nous nous amusons à suivre les péripéties vécues et surtout les réactions du personnage central.
Au final, Fear Inc. est une production honnête remplissant pleinement son rôle de divertissement horrifique. On ressent de l’empathie pour ce drôle de quatuor. Les meurtres sont généreux en hémoglobine sans faire dans la surenchère. Le scénario est épuré pour aller à l’essentiel. Pour les amateurs du genre, le plaisir est assuré.
El autor de Manuel Martín Cuenca

El autor de Manuel Martín Cuenca

Se déroulant à Séville, l’œuvre de Manuel Martín Cuenca nous place au côté d’un écrivain en devenir. Cet homme, Àlvaro, rêve d’une reconnaissance à la hauteur de son talent d’écriture. Nous découvrons dans un premier temps son quotidien entre son travail dans un cabinet notarial, 

Vermin saison 1 d’Alexis Beaumont, Hafid F. Benamar & Balak

Vermin saison 1 d’Alexis Beaumont, Hafid F. Benamar & Balak

Auteur de Lastman et co-créateur de Les Kassos, Balak s’entoure de l’acteur Hafid F. Benamar et d’Alexis Beaumont pour développer son nouveau projet : Vermin.  Diffusé dans un premier temps sur l’application Blackpills, la série rejoint avec Crisis Jung le catalogue Netflix.  Nous plongeons dans le 

Boustifaille de Pierre Mazingarbe

Boustifaille de Pierre Mazingarbe

Le concept des rednecks, consanguins, amateur de viandes humaines, a donné naissance à bons nombres d’œuvres américaines : La colline a des yeux, Massacre à la tronçonneuse, Détour mortel, ….
Dans l’Hexagone, les exemples sur le sujet se font bien plus rares. Frontières et Girls With Balls en sont les productions les plus récentes.
Après Moonkup, Pierre Mazingarbe poursuit dans le genre en abordant le cannibalisme, mais au sein d’une famille huppée.
On quitte donc les campagnes boueuses, délabrés, peuplées de démunis pour s’installer dans le domaine des nantis. 
Après une présentation du couple au travers d’une scène d’intimité, l’œuvre déroule une intrigue épurée à un rythme effréné.
Le faible nombre de protagonistes aide à maintenir ce tempo. Le soin apporté à l’écriture des dialogues permet de rapidement cerner le caractère de chacun. L’auteur peut ainsi enchaîner les situations sans avoir à passer par de longues phases explicatives. On comprend donc le passif des individus via leurs confrontations. 
Le recours à un ton humoristique offre au réalisateur la possibilité d’aborder sa thématique sur un ton décalé. Exit donc l’atmosphère poisseuse habituellement associé, nous évoluons dans un environnement lumineux où la chair humaine est un plat gastronomique et non du junk food.
Boustifaille Pierre Mazingarbe Moustafa Benaibout
L’approche est pertinente et s’adapte parfaitement au format. De même, la caractérisation des personnages gravitant autour du couple les tourne parfois en ridicule sans pour autant desservir la tension inhérente aux situations vécues. 
En effet, bien que la forme soit légère, le fond lui démontre la capacité du cinéaste à investir son genre. La relation liant Karim à Daphnée est parfaitement construite. Les mésaventures font évoluer leur rapport et réussissent à faire appel à notre empathie. Avant d’être un film sur le cannibalisme, Boustifaille est surtout un film sur l’amour et son pouvoir d’émancipation. 
Sélectionné au sein de la compétition des courts-métrages français de la 9eme édition du PIFFF, l’œuvre a remporté le prix Ciné+ Frisson ainsi que le prix du jury. 
Pour son prochain projet, Pierre Mazingarbe passe au format long avec Chiens et loups : une histoire de famille pour le moins intrigante.
 
Kidding saison 1 de Dave Holstein

Kidding saison 1 de Dave Holstein

Après avoir œuvré en tant que scénariste sur Weeds et Raising Hope, Dave Holstein revient aux commandes de Kidding et s’adjoint les services de Michel Gondry .  Il n’est guère étonnant de retrouver l’artiste français, notamment en tant que réalisateur, au sein d’un tel projet,