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Gangs of London saison 1 de Gareth Evans & Matt Flannery

Gangs of London saison 1 de Gareth Evans & Matt Flannery

Mis sur le devant de la scène avec The Raid, Gareth Evans avait pour projet de faire une trilogie à partir de son œuvre de 2011. Six années après le second opus, il parait évident que la conclusion espérée ne verra jamais le jour. L’auteur 

Scream Resurrection saison 3 de Jill Blotevogel, Dan Dworkin & Jay Beattie

Scream Resurrection saison 3 de Jill Blotevogel, Dan Dworkin & Jay Beattie

Après un premier revival avec Scream 4 en 2011, la franchise poursuit sa quête d’un nouveau souffle via le format télévisuel. En 2015 et 2016, MTV diffuse donc une nouvelle itération en deux saisons. Loin d’être convaincante, cette proposition aura le mérite de s’éloigner de 

Euphoria saison 1 de Sam Levinson

Euphoria saison 1 de Sam Levinson

Après une carrière discrète en tant qu’acteur, Sam Levinson décide de passer derrière la caméra. Il officie dans un premier temps en tant que scénariste sur Wizard of lies en 2017 puis réalise son premier long l’année suivante : Assassination Nation. À défaut de faire l’unanimité, l’œuvre se fait remarquer lors de son passage dans divers festivals ainsi qu’à sa sortie en salle. 
En 2019, il adapte une série israélienne pour HBO s’intitulant Euphoria. 
L’œuvre nous place aux côtés de Rue. Sa récente sortie d’un centre de désintoxication est une porte d’entrée nous permettant de découvrir son univers et son entourage.
Tel un être omniscient, la jeune femme nous narre tout au long des huit épisodes le destin croisé de plusieurs élèves de son lycée. Les différentes trajectoires nous permettent d’obtenir une compréhension complète des intrigues abordées. L’œuvre est structurée de sorte à se focaliser sur un protagoniste par épisode. Nous pouvons ainsi observer comment ce dernier s’inclut dans cette fresque. 
Ce procédé est pertinent sur deux points.
Il nous permet de se familiariser avec l’ensemble des individus récurrents. Nous générons ainsi de l’empathie ou de l’aversion pour eux. Leurs interactions et l’impact émotionnel provoqué s’en retrouvent décuplés. Il est fréquent de se retrouver dans des situations anxiogènes tant la tension est palpable et le dénouement imprévisible. 
De par cette pluralité des personnalités et des vécus, l’auteur peut aisément développer ses thématiques tout en conservant une cohérence vis-à-vis de son récit. Ce processus évite de noyer le propos dans un ensemble et permet surtout de construire son discours à partir de ces différents sujets. L’approche est payante. Les idées servent autant à poser un constat sur notre réalité que d’être le moteur des intrigues.
Euphoria saison 1 Sam Levinson Screenshooter Algee Smith
 
La structure de cette série peut s’apparenter au processus de création d’un tableau. Sam Levinson choisit comme toile une ville américaine lambda afin de rendre l’environnement le plus universel possible. Il divise son support en plusieurs actes, chacun se focalisant sur un être. Il opte pour des couleurs vivantes afin de sublimer son propos tragique. On obtient ainsi un contraste criant entre cette forme et le fond. La somme de ces choix artistique nous offre une vue d’ensemble sur les causes du mal-être de toute une jeune génération. 
Au final, Euphoria est une expérience immersive facilitée par une BO pertinente et une patte visuelle agréable. On ne peut s’empêcher de penser à Skins dans sa captation d’un groupe de jeunes et sa construction scénaristique. La comparaison s’arrête ici tant la forme est diamétralement différente. On peut d’ailleurs mesurer la maitrise de Sam Levinson par son audace à conclure cette première saison sur un clip musical tout en conservant une cohérence avec les événements précédents.
Billions saison 4 de David Levien, Brian Koppelman & Andrew Ross Sorkin

Billions saison 4 de David Levien, Brian Koppelman & Andrew Ross Sorkin

Créé en 2016 pour Showtime, Billions est une adaptation du roman d’Andrew Ross Sorkin intitulé Too big to fail. L’écrivain s’entoure des scénaristes Brian Koppelman et David Levien pour mettre sur pied cette série. L’œuvre propose de suivre la confrontation entre un gestionnaire de portefeuille 

Validé saison 1 de  Franck Gastambide, Charles Van Tieghem, Xavier Lacaille & Giulio Callegari

Validé saison 1 de Franck Gastambide, Charles Van Tieghem, Xavier Lacaille & Giulio Callegari

Issue du mouvement Hip-hop dans les années 70 aux États-Unis, le rap s’installe dans la décennie suivante en France. Au fil du temps, ce genre musical s’est diversifié et étoffé. En éternel retard vis-à-vis de son confrère américain, le mouvement Hexagonal a amorcé récemment une 

The punisher saison 2 de Steve Lightfoot

The punisher saison 2 de Steve Lightfoot

Entre 1989 et 2009, les péripéties de Franck Castle ont eu le droit à trois adaptations cinématographiques à la qualité très variables. 
Le développement du Marvel’s Universe sur Netflix a permis à cet anti-héros de refaire surface. Apparu dans la deuxième saison de Daredevil, il revient l’année suivante en tant que personnage central.
La première saison intégrait l’origine du protagoniste au sein d’une intrigue emplie de jeux de pouvoirs et faux-semblants. Ces treize épisodes permirent d’imposer Jon Bernthal comme un choix pertinent pour incarner cet ancien Marine assoiffé de vengeance. 
En souhaitant humaniser le personnage au travers des interactions sociales, Steve Lightfoot étira plus que de raison cette première saison. Fort heureusement, le récit fut composé d’une galerie d’individus captivants et de confrontations bien nerveuses. 
La seconde saison effectue une courte ellipse. Le premier épisode nous permet de découvrir comment les protagonistes ont évolué suite aux événements précédents et amorce une nouvelle intrigue. 
Nous sommes rapidement replongés dans ce nouveau récit. Les mécanismes amenant les problématiques à venir restent banales: Franck Castle est au mauvais endroit au bon moment. Pour autant, l’événement déclencheur est bien amené. L’auteur prend le temps de développer son anti-héros avant de le relancer sur la voie des armes. 
The punisher saison 2 Steve Lightfoot Screenshooter Ben Barnes
Les nouveaux individus s’intègrent parfaitement dans l’univers du Punisher. On continue d’explorer la thématique de l’ennemi intérieur. Un sujet qui s’ancre parfaitement avec la mentalité de Castle. 
La structure narrative est quant à elle très classique. On passe par différentes phases de confrontation afin d’obtenir une compréhension totale des motivations du camp adverse. 
Nous restons évidemment dans une machination impliquant les nantis. La différence se situe surtout dans la personnalité de ces nouveaux antagonistes : le corps militaire dans la première saison et les évangélistes dans la seconde. 
Malheureusement, la construction scénaristique crée un rythme inconstant. 
Outre cette nouvelle intrigue, l’auteur décide de développer une suite aux événements passés. Le problème est que l’évolution d’un segment se fait bien souvent au détriment de l’autre. Certains protagonistes ne réussissent pas à cohabiter sur les deux récits. 
De ce fait, certains épisodes écartent volontairement des individus clés. Cette gestion se justifie évidemment par les événements narrés. Pour autant, la trajectoire scénaristique n’est pas naturelle et se fait ressentir.
Il aurait été plus pertinent de se concentrer sur le récit autour de Rachel et sa traque. Comme pour la première saison, Steve Lightfoot avait tout à gagner à dégraisser son matériau. Nous sommes censés ressentir la menace latente que représente John Pilgrim. Or, dilué et mis de côté parfois, cette sensation n’est jamais présente. 
Au final, The Punisher reprend la même formule que pour sa première saison autant dans ses qualités que ses défauts. L’expérience est donc frustrante tant tous les éléments sont là pour obtenir un actionner sec, violent et jouissif. On continuera donc de se tourner vers les productions Cinemax (Strike Back, Banshee,…) pour se repaître de telles œuvres.
Vermin saison 1 d’Alexis Beaumont, Hafid F. Benamar & Balak

Vermin saison 1 d’Alexis Beaumont, Hafid F. Benamar & Balak

Auteur de Lastman et co-créateur de Les Kassos, Balak s’entoure de l’acteur Hafid F. Benamar et d’Alexis Beaumont pour développer son nouveau projet : Vermin.  Diffusé dans un premier temps sur l’application Blackpills, la série rejoint avec Crisis Jung le catalogue Netflix.  Nous plongeons dans le 

Crisis Jung de Gobi et Jérémie Périn

Crisis Jung de Gobi et Jérémie Périn

Après Love, Death & Robots, Netflix poursuit sa production d’animation à destination d’un public adulte avec Crisis Jung.  Le projet est développé par les studios français Bobbypills et Blackpills, deux sociétés spécialisées dans ce domaine.  Aux commandes, nous retrouvons Gobi et Jérémie Périn. Le premier 

Too old to die young d’Ed Brubaker et Nicolas Winding Refn

Too old to die young d’Ed Brubaker et Nicolas Winding Refn

Netflix n’est pas la seule plateforme à proposer des créations originales stimulantes. Bien que plus discrète dans sa communication, Amazon prime s’est vu doté au fil du temps un catalogue fort intéressant (American Gods, Undone, The boys,…). 
Parmi ces séries, l’une d’elles s’est faite remarquer notamment via la diffusion de deux épisodes lors de la 72éme édition du festival de Cannes. Il s’agit de la dernière création de Nicolas Winding Refn : Too old to die young. 
Sa filmographie l’atteste, le réalisateur danois porte une attention toute particulière à l’esthétisme de ses projets. 
On aurait pu penser que le passage du film à la série passerait par une épuration de sa patte artistique afin de répondre aux impératifs du format. 
Il n’en est rien. 
L’auteur livre ici une fresque urbaine découpée en dix longs-métrages. Cette durée s’explique justement par la volonté de créer une œuvre atmosphérique. De nombreuses séquences sont construits afin d’avoir l’impression d’évoluer au sein d’un tableau. La caméra balaye lentement son panorama nous laissant tout le loisir de scruter l’environnement dépeint. Ces instants calmes sont paradoxaux. Ils contrastent avec l’univers violent dans lequel l’auteur nous plonge. 
Le rythme n’est d’ailleurs pas le seul aspect à être en décalage avec ce monde. 
 
Too old to die young Ed Brubaker Nicolas Winding Refn Screenshooter femme brune
Le récit est parcouru de personnages atypiques. Par exemple, il est difficile de ne pas penser à Twin Peaks lorsqu’on découvre les agents du poste de police où évolue l’officier Martin Jones. Les autres protagonistes sont soit des fonctionnaires de l’État soit des individus évoluant dans un secteur criminel. Les premiers n’hésitant pas à franchir la ligne pour appliquer la Loi et se débarrasser des seconds.
Cette diversité des points de vue permet de densifier l’intrigue. Le meurtre d’un policier devient l’élément déclencheur d’une succession d’événements bien loin de la simple quête vengeresse attendue. La trajectoire de chacun des personnages est un récit complet à lui seul. 
À ce niveau, l’adoption d’un format long permet de développer suffisamment chaque trame tout en conservant ce rythme lancinant. On prend ainsi le temps de connaître les différents personnages et donc de générer de l’empathie.
De ce fait, l’impact quant au sort tragique qui peut leur être réservé se ressent sur deux niveaux bien distincts. 
Le premier est émotionnel. Bien qu’étant composé d’individus plus ou moins amoraux, nous sommes curieux de connaître jusqu’où leurs actions peuvent les mener. On se retrouve donc frustré lorsque le destin les empêche d’accomplir leur funeste dessein. 
Le second est sensoriel. Comme évoqué, le rythme lent s’accompagne d’un environnement sonore calme. Ainsi, lorsque des échauffourées se déclenchent, le bruit généré est décuplé. Il est un rappel à la réalité. Il participe à l’immersion dans les scènes qui se jouent. Il capte notre attention tout au long de ces séquences.
L’auteur joue ainsi intelligemment entre la forme léchée de son œuvre et le fond brutal qu’il décrit. Cette alchimie permet de happer le spectateur pour lui faire vivre entièrement cette expérience. 
Au final, Too old to die young se trouve être le projet le plus abouti, et ambitieux, du réalisateur. L’esthétisme est travaillé jusqu’à rendre onirique certains passages tandis que le récit est nihiliste à bien des égards. 
Il est évident que cette série ne réconciliera pas Nicolas Winding Refn avec ses détracteurs. Par contre, les autres devraient fortement apprécier ce polar de plus de douze heures !
Marianne de Samuel Bodin

Marianne de Samuel Bodin

En une bonne dizaine d’années, Samuel Bodin a eu l’occasion de donner sa vision du chevalier noir, d’explorer les tréfonds des prisons les plus dangereuses ou encore de raconter sa version du Débarquement. Cette fois, l’auteur s’attaque à la sorcellerie et décide de s’établir en